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Le Medef attendu à Alger pour relancer la coopération économique franco-algérienne
Une délégation du Medef, dirigée par Patrick Martin, se rendra en Algérie le 24 avril pour relancer la coopération économique franco-algérienne.
La visite intervient après l'amélioration des relations sécuritaires et migratoires entre les deux pays. Les tensions politiques récentes ont entravé les échanges économiques.
Patrick Martin rencontrera Kamel Moula, président du CREA algérien, et le ministre algérien de l'industrie Yahia Bachir. Plusieurs dossiers attendent déblocage, notamment l'usine Renault à Oran.
Malgré le recul de la présence française, les deux pays maintiennent environ 11 milliards de dollars d'échanges annuels. La France est le deuxième fournisseur algérien et le premier acheteur de GNL algérien depuis mars.

Hydrocarbures : l’Algérie enclenche la rupture avec de grands projets miniers
L'Algérie lance trois grands projets miniers pour réduire sa dépendance aux hydrocarbures.
Le président Tebboune a ordonné dimanche une « rupture » avec le pétrole et le gaz. Le secteur minier doit devenir un moteur essentiel de croissance économique et générateur de devises.
Le gisement de minerai de fer de Gara Djebilet à Tindouf (3,5 milliards de tonnes) est en exploitation depuis février 2024. Une ligne ferroviaire de 950 km le relie à Béchar.
La mine de phosphate de Bled el Hadba en Tébessa (840 millions de tonnes) doit exporter sa première cargaison en mars 2027. L'Algérie construira une ligne ferroviaire de 420 km vers le port d'Annaba et créera des unités de transformation locale.
Le gisement de zinc et de plomb d'Amizour en Béjaia (54 millions de tonnes) figure dans le top 10 mondial. Son exploitation a démarré en mars 2024 avec un investissement de 471 millions de dollars.
L'Algérie a modifié sa loi minière pour permettre aux entreprises étrangères de détenir jusqu'à 80 % des projets, contre 49 % avant.

Dinar algérien : pourquoi l’euro et le dollar restent hors de portée
Le dollar a légèrement reculé sur le marché noir algérien ce dimanche, tandis que l'euro reste stable.
Au Square Port-Saïd le 19 avril, l'euro s'échange à 280,5 dinars algériens, inchangé depuis une semaine. Le dollar est proposé à 239 DZD, en baisse de 0,5 dinar par rapport au 12 avril.
Les mesures gouvernementales contre le marché noir n'ont pas freiné la hausse des devises. Le déséquilibre entre la forte demande et l'offre décroissante maintient les cours élevés.
Sur le marché officiel, l'euro a progressé de 1,07 dinar entre le 13 et le 17 avril (154,56 à 155,63 DZD). Le dollar a légèrement baissé, passant de 132,19 à 132,08 dinars.

Train Alger – Tamanrasset : Tebboune fixe la date de mise en service
Le président Tebboune a fixé la mise en service du train Alger-Tamanrasset pour fin 2028.
Cette ligne ferroviaire reliera la capitale à l'extrême sud sur plus de 2.000 km via Laghouat, Ghardaïa, El Ménéa et In Salah.
Deux tronçons sont déjà achevés : Alger-Blida (68 km) et Boughezoul-Laghouat (250 km). L'Algérie lancera bientôt la construction de Laghouat-Ghardaïa-El Ménéa (495 km), financée par plus de trois milliards de dollars de la Banque africaine de développement.
Le président qualifie ce projet de « nouveau projet du siècle » et a annoncé que l'Algérie exportera sa première cargaison de phosphate de Bled el Hadba fin mars 2027, après l'achèvement du chemin de fer minier reliant ce gisement au port d'Annaba sur 420 km.

Algérie – Chine : record historique des échanges commerciaux à 15 milliards $
Les échanges commerciaux entre l'Algérie et la Chine ont atteint 15 milliards de dollars en 2025, en hausse de 20 %.
Xin Jin, vice-ministre chinois des Relations extérieures, a annoncé cette croissance record jeudi à l'ambassade de Chine à Alger. Les deux pays renforcent leur partenariat depuis plus de 60 ans sur des bases d'intérêt commun et de respect mutuel.
L'Algérie confie à la Chine de grands projets d'infrastructures : 550 km de ligne ferroviaire Gara Djebilet–Béchar, 420 km de ligne minière vers Annaba, et le nouveau siège du ministère de l'Habitat à Alger.

Hydrocarbures : l’Algérie repart à la conquête des investisseurs étrangers
L'Algérie a lancé dimanche 19 avril le cycle d'appels d'offres « Algeria Bid Round 2026 » pour l'exploration pétrolière et gazière.
Le ministre Mohamed Arkab a invité les compagnies étrangères à saisir cette opportunité de partenariat. Le cycle comprend sept zones d'exploration avec des procédures transparentes et efficaces.
ALNAFT et Sonatrach accompagneront les investisseurs dans leurs projets. Le cycle 2024 précédent avait attribué cinq licences à TotalEnergies, QatarEnergy, ENI-PTTEP, ZPEC, Zangas-Filada et SINOPEC.
L'Algérie renforce son attractivité énergétique dans un contexte de mutations rapides mondiales. Le gaz naturel restera essentiel pendant la transition, parallèlement aux projets d'hydrogène.

Gaz : l’Algérie est-elle un fournisseur clé de la France ?
La France est devenue le premier client du gaz naturel liquéfié algérien après février 2026.
L'Algérie a fourni 6,2 milliards d'euros de marchandises à la France en 2024, principalement du gaz et du pétrole. Les fournitures algériennes représentaient 11% des importations gazières françaises cette année-là.
Depuis les années 1970, la France s'approvisionne auprès de plusieurs fournisseurs : Pays-Bas, Norvège, Russie et Algérie. Après l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, les États-Unis ont émergé comme fournisseur clé avec 12 milliards de dollars d'hydrocarbures en 2025.
En mars 2026, la France a importé 347 000 tonnes de GNL algérien, dépassant la Turquie qui en a acheté 337 000 tonnes.

Alerte. Hydrocarbures : l’Algérie ouvre 7 nouveaux blocs à l’exploration
L'Algérie lance un nouvel appel d'offres pour l'exploration pétrolière et gazière.
Le ministre des Hydrocarbures Mohamed Arkab a annoncé dimanche 19 avril le lancement officiel du cycle d'appels d'offres Algeria Bid Round 2026.
Cet appel d'offres comprend sept périmètres destinés à l'exploration des hydrocarbures.

Comment Grouz est devenu un géant du lait en Algérie
Grouz est devenue l'une des plus grandes laiteries d'Algérie en 2025, basée à Mila dans l'est du pays.
L'entreprise a démarré en 2002 quand Abdenacer Benhacine a repris la ferme familiale d'Oued Athmania. Mila bénéficie d'une pluviométrie exceptionnelle (jusqu'à 1.000 mm/an) et du barrage de Hammam Grouz, ce qui en fait un bassin laitier majeur avec 33.000 vaches.
La collecte de lait a augmenté de 658.000 litres annuels au départ à 400.000 litres quotidiens aujourd'hui. La ferme compte désormais plus de 700 vaches et 170 collaborateurs, avec un réseau de 700 éleveurs adhérents.
Grouz produit 70.000 sachets de lait quotidiennement et 170.000 litres de lait par jour pour les fromages (Gouda, Cheddar, Camembert). L'entreprise prépare une nouvelle laiterie d'un million de litres par jour (45 % d'avancement) et négocie des exportations vers la Tunisie, la Libye et la Mauritanie.

L’Algérie lance l’exportation de 20.000 tonnes de ciment blanc vers le Guatemala
L'Algérie exporte 20.000 tonnes de ciment blanc vers le Guatemala depuis le port d'Annaba.
Le navire MV Nemrut Bay charge le ciment produit par Biskra Cement en big bags au quai n° 9.
Cette expédition s'inscrit dans une offensive algérienne lancée la semaine précédente pour diversifier les exportations hors hydrocarbures vers 19 pays.
Le port d'Annaba mobilise ses ressources pour assurer une manutention efficace et renforcer la compétitivité des produits algériens sur les marchés internationaux.

GNL : l’Algérie parmi les 3 plus grands exportateurs africains malgré une baisse
L'Algérie reste le deuxième exportateur africain de GNL, malgré une baisse de ses volumes.
Au premier trimestre 2026, l'Algérie a exporté 2,04 millions de tonnes de GNL, en recul de 8 % par rapport à la même période 2025 (2,23 millions de tonnes).
Les exportations africaines totales de GNL ont atteint 11,32 millions de tonnes au Q1 2026, en hausse de 27 % comparé aux 8,9 millions de tonnes du Q1 2025.

Algérie : les « raisons » de la hausse des prix des légumes
Les prix de certains légumes frais flambent actuellement en Algérie.
La tomate dépasse 300 DA le kilogramme, contre 60 DA en temps normal. La carotte atteint plus de 150 DA le kilo, habituellement au même prix. L'ail a grimpé à 1200 DA dans certains marchés. La pomme dépasse 1000 DA, plafonnée normalement à 400 DA le kilo.
L'UGCAA attribue cette hausse au décalage entre l'offre et la demande, aux conditions climatiques, aux cycles de production, et aux retombées de l'instabilité au Moyen-Orient sur les chaînes d'approvisionnement. L'organisation assure que cette hausse est conjoncturelle et que les prix reviendront à la normale dans les prochains jours avec l'amélioration climatique et l'arrivée de nouvelles productions.

Moissons : des bateaux de blé perdus dans les champs algériens
La campagne de moisson 2026 en Algérie vise à réduire drastiquement les pertes de blé lors de la récolte.
Les pertes actuelles atteignent 20%, bien au-delà des normes internationales de 1 à 2%. Le ministère de l'Agriculture a lancé des formations intitulées « Une saison sans perte » pour améliorer les compétences des chauffeurs et du personnel de maintenance.
Les pertes proviennent principalement d'erreurs techniques : barre de coupe mal aiguisée (2-3%), mauvais réglage du batteur (5-6%), et grilles encrassées (3-4%). En avril 2025, le ministre Yacine Oualid a annoncé l'acquisition de 331 moissonneuses-batteuses et 1.800 tracteurs agricoles.
La fabrication locale de moissonneuses-batteuses sous licence Sampo représente une avancée majeure. Les formations insistent sur le nettoyage régulier des engins et le respect des vitesses de battage recommandées.

L’Algérie met en vente un hôtel de luxe à Barcelone
L'Algérie met en vente l'hôtel El Palace de Barcelone, devenu propriété de l'État en octobre 2025.
Les autorités algériennes cherchent un acquéreur disposé à débourser environ 100 millions d'euros. Cet établissement cinq étoiles a été acheté en 2011 par l'oligarque Ali Haddad pour 80 millions d'euros avec des fonds détournés.
L'hôtel, inauguré en 1919, compte 125 chambres luxueuses, six salons et offre une vue panoramique sur Barcelone. Les tarifs varient de 486 euros par nuit pour une chambre standard à près de 5 000 euros pour certaines suites.

Commerce et blanchiment : l’Algérie va élargir sa « liste noire »
L'Algérie va élargir sa « liste noire » des personnes et entités interdites d'exercer une activité commerciale.
Cette mesure renforce le dispositif de lutte contre la fraude et s'aligne sur les recommandations du Groupe d'action financière (GAFI) contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme.
Le projet de loi modifie la loi de 2004 sur les conditions d'exercice des activités commerciales. Il repose sur trois axes : renforcer la transparence, élargir le contrôle et simplifier les procédures d'investissement.
La liste noire inclura les personnes impliquées dans la fraude fiscale, le blanchiment d'argent, le financement du terrorisme et la prolifération d'armes de destruction massive.
Des amendes de 10.000 à 500.000 dinars (personnes physiques) et 300.000 à 700.000 dinars (personnes morales) sanctionneront le défaut de mise à jour du registre du commerce dans le délai d'un mois.

L’Algérie achète une nouvelle quantité de blé dur
L'Algérie achète une nouvelle quantité de blé dur sur le marché international malgré une récolte 2025-2026 annoncée exceptionnelle.
L'Office algérien des céréales (OAIC) a acquis du blé dur à 327 dollars la tonne lors d'un appel d'offres portant sur 50.000 tonnes. Les livraisons sont prévues entre mi-mai et fin juin.
Depuis janvier 2026, l'Algérie a importé 2,14 millions de tonnes de blé (dur et tendre). L'OAIC a acheté 600.000 tonnes en janvier, 600.000 tonnes fin février, 890.000 tonnes en mars et 50.000 tonnes en avril.

Tribunaux de commerce : l’Algérie double leur nombre, voici la nouvelle carte
L'Algérie porte le nombre de tribunaux de commerce spécialisés de 12 à 25 sur tout le territoire national.
Leur mise en place se fera progressivement dès que les conditions de fonctionnement seront réunies.

Algérie : le retour précoce des pastèques soulève des enjeux liés à l’eau
Les pastèques apparaissent désormais sur les marchés algériens dès avril, grâce aux cultures sous serre dans le sud, notamment à Oued Souf.
Les agriculteurs utilisent des serres multichapelles de 7 à 10 000 m² et des variétés à haut rendement importées par des multinationales comme Syngenta. Les semences sont élevées en pépinière hivernale pour gagner en précocité. Un paillage plastique noir recouvre le sol, et l'irrigation goutte à goutte nécessite jusqu'à deux arrosages quotidiens.
La pastèque consomme entre 3 000 et 4 000 m³ d'eau par hectare annuellement, avec des besoins accrus en phase de croissance. Cette consommation massive contribue à l'assèchement des nappes souterraines, comme observé à Zagora au Maroc, où les autorités ont limité les surfaces à 1 hectare en octobre 2023.
En Algérie, la production s'est développée depuis 2010 à Oued Souf, Hassi-Lefhal, Mansourah et El-Menea, atteignant 379 100 quintaux en mai 2020. Les autorités considèrent cette filière comme porteuse, attirant des agriculteurs d'autres régions, mais la culture très rémunératrice pourrait concurrencer les cultures stratégiques.

Le FMI relève la croissance de l’Algérie malgré le ralentissement mondial
Le FMI relève ses prévisions de croissance pour l'Algérie malgré le ralentissement économique mondial.
La croissance mondiale devrait atteindre 3,1 % en 2026 et 3,2 % en 2027, selon le rapport du FMI publié le 14 avril. L'inflation mondiale devrait accélérer en 2026 avant de ralentir en 2027, sous l'effet de la hausse des prix du pétrole liée à la guerre au Moyen-Orient.
Pour l'Algérie, le FMI prévoit une croissance de 3,8 % en 2026 (contre 2,9 % prévu en octobre 2025) et 2,9 % en 2027. Le déficit de la balance des paiements diminuera à -1,2 milliard de dollars en 2026, contre -7,7 milliards en 2025, avant de remonter à -2,5 milliards en 2027.

Blanchiment, corruption, évasion fiscale : l’Algérie renforce son arsenal
L'Algérie renforce sa lutte contre le blanchiment d'argent, la corruption et l'évasion fiscale.
La Direction générale des impôts a signé mardi deux accords de coopération avec la Gendarmerie nationale et l'Office central de répression de la corruption.
Ces accords visent à améliorer la coordination entre les institutions chargées de combattre la criminalité économique, financière et le financement du terrorisme.
Les deux parties s'engagent à échanger des informations et à utiliser des moyens numériques modernes pour renforcer l'efficacité de leurs opérations.