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Air Algérie : la date du vol inaugural Alger -N’Djamena fixée
Air Algérie va ouvrir une liaison Alger-N’Djamena, l’inauguration étant fixée au mardi 14 octobre 2025 et le lancement commercial prévu le 21 octobre 2025, avec deux vols par semaine sur Alger – N’Djamena – Douala – Alger et Alger – Douala – N’Djamena – Alger.
Cette ouverture est présentée comme un tournant dans les relations bilatérales entre le Tchad et l’Algérie, soutenue par le président Tebboune et confirmée par l’ambassadeur d’Algérie à N’Djamena lors d’une rencontre avec la ministre tchadienne des Transports.
Le Tchad accorde en outre à Air Algérie la 5e liberté de l’air dans le cadre du MUTAA, signe de la libéralisation progressive du transport aérien en Afrique.

Déclassification des terres agricoles en Algérie : pourquoi Tebboune a dit non
Le président Abdelmadjid Tebboune a opposé son véto à la déclassification des terres agricoles pour la construction d’équipements publics et a ordonné au gouvernement de les protéger, face à l’artificialisation croissante des sols. L’article rappelle une forte fracture territoriale: 12 wilayas du Sud détiennent 89% des terres pour 13% de la population, tandis que les 36 wilayas du Nord abritent 87% des habitants sur seulement 11% des terres, accentuant la pression sur les terres fertiles. Il souligne aussi les limites économiques et climatiques à l’agriculture (sols steppiques, sols sahariens, besoins d’irrigation coûteux) et l’étalement urbain qui touche même l’intérieur du pays (Batna, Ghardaïa), menaçant la sécurité alimentaire.

Devises, dépenses, blanchiment : ce que prévoit le PLF 2026
Le PLF 2026, adopté le 5 octobre en conseil des ministres, renforce la lutte contre l’évasion fiscale et le blanchiment: les infractions fiscales verront des amendes plus lourdes, les retards passeraient de 1% à 2%, et 30% des recettes serviront au renforcement du contrôle fiscal.
Il augmente les contrôles aux frontières et sur les échanges en devise et métaux précieux: déclaration unifiée à 1.000 euros pour tous les voyageurs, revalorisation des taxes frontalières (5.000 dinars pour les véhicules légers, 12.000 dinars pour les autobus et camions >10 t), et interdiction d’acheminer moyens de paiement ou métaux par poste; les douanes peuvent saisir des fonds et exiger provenance/destination, avec exigence d’agrément préalable pour les négociants de métaux précieux.
Sur le plan macroéconomique, le PLF ne prévoit pas de nouveaux impôts et projette des recettes de 8 009 md DA en 2026, 8 187,2 md DA en 2027 et 8 412,7 md DA en 2028, avec un budget d’environ 16 861,5 Md DA et des subventions totales de 5 753 Md DA (dont 420 Md DA pour le chômage); il vise à réduire l’économie informelle, estimée entre 50 et 60 milliards de dollars.

Un fleuron industriel algérien menacé de fermeture à cause du foncier
À Médéa, l’usine Luxy Led, spécialisée dans les luminaires LED et solaires et fondée par des ingénieurs algériens expatriés, est menacée de fermeture faute de régularisation de l’assiette foncière attribuée en 2018. L’entreprise, qui emploie 58 personnes (principalement des femmes) et se prévaut de certifications ISO 9001, ATEX et CE, affirme respecter ses obligations et contribuer à l’économie nationale, mais craint que la lenteurs de la wilaya ne conduise à sa fermeture. La justice a jusqu’ici bloqué l’arrêté de fermeture et les dirigeants ont écrit au président de la République pour obtenir une régularisation rapide du foncier afin de sauver l’unité.

L’Algérie dévoile un nouveau plan d’investissement dans les hydrocarbures
L’Algérie a dévoilé un nouveau plan d’investissements dans les hydrocarbures d’un montant supérieur à 60 milliards de dollars, prévu entre 2025 et 2029 et annoncé ce lundi par le ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, lors de l’ouverture de NAPEC 2025 à Oran.
Le plan prévoit que 80% des fonds iront dans l’amont (exploration et production) et le reste dans le raffinage et la pétrochimie, avec des projets tels que la raffinerie de Hassi Messaoud et de nouvelles usines de méthanol, de carburants propres et de produits pétrochimiques.
C’est le plus grand plan d’investissement du secteur en Algérie, destiné à accroître la production pour répondre à la demande intérieure et consolider le rôle du pays comme fournisseur fiable, notamment pour le sud de l’Europe, le gaz étant présenté comme énergie de transition.

L’Algérie dévoile un plan d’investissement de 60 milliards $ dans les hydrocarbures
L’Algérie a dévoilé un plan d’investissement de 60 milliards de dollars dans les hydrocarbures, prévu entre 2025 et 2029 et annoncé lundi par le ministre Mohamed Arkab à Oran lors du NAPEC 2025. Environ 80% des fonds iront à l’amont (exploration et production) et le reste au raffinage, à la pétrochimie et à de nouvelles usines (méthanol, carburants propres, produits pétrochimiques), avec des projets comme la raffinerie de Hassi Messaoud. C’est le plus grand plan d’investissement du secteur en Algérie, destiné à accroître la production domestique et à renforcer le rôle du pays comme fournisseur fiable pour l’Europe, le gaz étant présenté comme une énergie de transition.

Monorail, balcons sur la Méditerranée… : des projets inédits pour transformer Alger
Le président Tebboune lance un plan ambitieux pour redonner à Alger son prestige, avec cinq grands projets et une stratégie en quatre plans (blanc, jaune, vert et bleu) visant modernisation, mobilité et reconquête du littoral. Le plan jaune prévoit de diversifier les transports: prolongement des lignes de tramway et de métro, achèvement de la gare centrale et de trois stations, extension du téléphérique et deux lignes de monorail totalisant 67 km via Bir Mourad Raïs. Le plan bleu veut reconnecter Alger à la mer en aménageant le front de mer et en créant huit balcons sur la baie; le blanc se concentre sur la réhabilitation du bâti et le vert sur l’écologie, avec des commissions installées en janvier et une réunion du 4 octobre, sans indicateur sur les délais ou les coûts.

Dinar algérien : sans frein, l’euro pulvérise un nouveau record
Sur le marché parallèle algérien, l’euro poursuit sa flambée et s’approche des 270 DZD, atteignant 267,50 DZD l’unité chez les cambistes de Port-Saïd à Alger le 5 octobre (4e record en 8 jours). En moins de trois mois, l’euro a gagné environ 11 DZD, passant de 256,50 DZD le 21 juillet à 267,50 DZD le 5 octobre. Le dollar, lui, recule à 229,50 DZD le 5 octobre sur ce marché noir, tandis que les taux officiels de la Banque d’Algérie restent 152 DZD pour l’euro et 123,49 DZD pour le dollar (vente).

Soutien aux producteurs algériens : Tebboune avertit les responsables défaillants
Le président Tebboune a averti les responsables qui ne respectent pas leurs engagements avec les producteurs, affirmant qu’ils seront intransigeants et rappelant que l’économie exige d’obtenir le foncier sans faveur. Lors d’une réunion avec des patrons dans le cadre de la Foire commerciale interafricaine (IATF 2025), l’Algérie a décroché 11,4 milliards de dollars de contrats et 11,6 milliards d’intentions contractuelles, et une commission de suivi sera rattachée au Premier ministre après une phase sous la tutelle du ministère du Commerce extérieur. Il a insisté sur la concrétisation des engagements avec les partenaires africains, visant à porter la contribution de l’industrie au PIB à 13% et à faire passer le PIB à 400 milliards de dollars en 2027, tout en rappelant que la production nationale avait été « anéantie » dans le passé.

Veaux : pourquoi l’Algérie délaisse la France pour l’Amérique du Sud
L’Algérie envisage d’importer des broutards du Brésil et de l’Uruguay pour répondre à la demande locale, ces animaux étant plus compétitifs que les veaux français malgré un voyage transatlantique d’environ trois semaines. Selon Idele, le coût de production au Brésil oscille entre 271 et 334 €/100 kg carcasse contre 538 €/100 kg en France, et le prix du bovin brésilien serait d’environ 3,15 €/kg vif une fois transport inclus. Ce déplacement des flux s’inscrit dans un contexte où d’autres pays maghrébins s’intéressent à l’offre sud-américaine, les problématiques sanitaires françaises et la perte de poids économique de la France en Afrique du Nord alimentant la hausse des prix, avec l’éventualité d’importer des broutards Nelore mieux adaptés au climat mais coûteux à transporter.

L’Algérie va-t-elle revenir à l’endettement extérieur ? La réponse de Tebboune
L’Algérie demeure l’un des États les moins endettés et le président Abdelmadjid Tebboune réaffirme qu’elle n’aura pas recours à l’endettement extérieur, même face à la COVID-19 et à la chute des prix du pétrole et du gaz. Il précise qu’elle pourrait toutefois mobiliser des fonds africains pour des projets à long terme (10 à 15 ans), mais pas pour les besoins quotidiens ou les investissements courants. Tebboune réaffirme aussi la gratuité de l’enseignement, rappelant les progrès réalisés en matière d’éducation et la réduction de l’analphabétisme depuis l’indépendance.

France : Brandt, filiale de Cevital, en redressement judiciaire
Brandt, filiale du groupe algérien Cevital, a été placée par le tribunal de Nanterre sous redressement judiciaire le 1er octobre, après deux années de baisse du chiffre d’affaires (-3,6% en 2023 et -3,9% en 2024). Cette procédure vise à trouver un repreneur pour préserver le savoir-faire industriel et l’ancrage hexagonal de Brandt, l’un des derniers producteurs de gros électroménager en France et propriétaire des marques De Dietrich, Sauter et Vedette. Brandt exploite deux sites en France (Orléans et Vendôme) et un vaste site à Sétif, en Algérie; ce dernier couvre 95 000 m2, emploie 4 000 personnes et produit 8 millions d’appareils par an, tandis que les sites français dédiés à la cuisson sortent 500 000 appareils annuels (70% pour le marché français, 30% pour l’Europe), pour un chiffre d’affaires du groupe d’environ 260 millions d’euros en 2025.

PIB : l’Algérie peut atteindre 400 milliards $, selon un expert de PwC
Karim Saci, économiste chez PwC, juge réaliste l’objectif d’un PIB à 400 milliards de dollars en 2027 et affirme que l’Algérie est désormais la troisième économie d’Afrique, avec une montée en puissance des technologies, des investissements productifs et de l’agroalimentaire. Il souligne une dynamique d’IDE avec plus de 16 000 projets grâce à la nouvelle loi et rappelle que les échanges avec la France s’établissent à environ 5 milliards d’euros au premier semestre 2025, résistant pour le moment aux tensions. Sur le gouvernement Sifi Ghrieb, il voit une stabilité du département des Finances, une priorité à la souveraineté alimentaire et la création d’un ministère dédié à l’énergie et aux renouvelables, tout en appelant à attirer davantage les talents de la diaspora.

Hausse des prix de ses véhicules : Fiat Algérie réagit
- Fiat Algérie a publié un communiqué pour démentir toute hausse des prix des véhicules assemblés à Tafraoui, affirmant que les tarifs des Doblo tollé et Doblo vitré restent inchangés après qu’un responsable Apoce a évoqué une hausse sur Facebook.
- L’article rappelle le retour de Fiat en Algérie en 2023, l’ouverture de l’usine de Tafraoui et l’assemblage initial de la Fiat 500, puis des Doblo, avec des objectifs de production allant jusqu’à 90 000 véhicules en 2026.
- Stellantis a aussi annoncé l’arrêt de l’assemblage de la Fiat 500 Hybrid à Tafraoui et son remplacement par la Grande Panda, qui sera produite avec un taux d’intégration initial de 20% et dont le lancement et le prix restent à annoncer.

Fiat Algérie augmente les prix de ses véhicules
Fiat Algérie a augmenté les prix de trois modèles Doblo fabriqués à Tafraoui: Doblo Van à 3.199.000 dinars (+309.000), Doblo Panorama à 3.999.000 (+250.000) et Doblo Panorama Cult à 3.599.000 (+250.000), les tarifs affichés hors TVN et TVA. L’usine a franchi 50.000 véhicules produits depuis décembre 2023, et 33.000 ont été assemblés cette année, soit un peu plus de la moitié de l’objectif de 60.000 voitures pour 2025. Mustapha Zebdi, président de l’Apoce, qualifie l’augmentation d’incompréhensible et rappelle que, théoriquement, un taux d’intégration plus élevé devrait réduire le coût; il s’interroge aussi sur qui fixe les prix dans un marché peu concurrentiel, tandis que Stellantis a annoncé la fin de la production de la Fiat 500 à Tafraoui pour laisser place au nouveau Fiat Grande Panda.

Pourquoi Stellantis arrête la production de la Fiat 500 en Algérie
Stellantis a annoncé l’arrêt de la production de la Fiat 500 dans son usine de Tafraoui près d’Oran (Algérie) à partir du 1er octobre, afin de laisser place au nouveau modèle Fiat Grande Panda. La Grande Panda sera produite en CKD avec un taux d’intégration initial de 20 %, et les clients pourront s’inscrire sur www.fiat.dz lorsque les commandes seront ouvertes; les personnes déjà inscrites pour la 500 seront contactées pour passer au nouveau modèle. La Fiat 500 avait relancé l’activité en Algérie depuis mars 2023 et Fiat Algérie a assemblé près de 50 000 véhicules jusqu’à fin septembre, avec des objectifs de production de 60 000 en 2025 et 90 000 en 2026.

Algérie : les sacs plastiques ne sont plus gratuits dans les commerces
La taxe sur les sacs plastiques (TSP) en Algérie est fixée à 200 dinars par kilogramme et est répercutée sur le consommateur final, prélevée à la sortie d’usine pour les sacs locaux et à l’entrée pour les imports. Les sacs destinés à l’exportation fabriqués localement sont exemptés pour éviter une hausse des prix; la TSP n’est pas incluse dans la base de la TVA et ses recettes alimentent 73% le budget de l’État et 27% le Fonds national de l’environnement et du littoral. Producteurs et distributeurs doivent répercuter la taxe sur leurs clients et l’indiquer sur les factures; les déclarations G50 doivent être déposées auprès de la DGI avant le 20 du mois qui suit l’opération taxable.

Alliance Assurances dévoile un bénéfice en très forte hausse
Alliance Assurances affiche une hausse de ses résultats au premier semestre 2025: chiffre d'affaires de 3,378 milliards de dinars, en hausse de 5,5% par rapport à la même période en 2024, et bénéfice net de 153 millions de dinars (+70% vs juin 2024, 90 M). L'entreprise attribue cette performance à l'engagement de ses équipes et de son réseau, et réaffirme sa détermination à poursuivre croissance, expansion et innovation pour offrir des solutions d'assurance adaptées aux défis de demain.

L’Algérie va produire des vaccins et économiser 150 millions $ à l’importation
L’Algérie va produire ses vaccins pour satisfaire les besoins locaux et réduire les coûts d’importation, via une unité de Saidal à El Bouni (Annaba) couvrant 22 267 m² et dont la mise en service est prévue en 24 mois. Le projet devrait permettre d’économiser au moins 150 millions de dollars par an, chiffre pouvant atteindre 200 millions avec l’extension de la production, et ouvrir la porte à des exportations vers des marchés africains. La première phase visera les vaccins du programme national, tandis que la production locale de vaccins contre la grippe à Constantine a déjà débuté et que des accords de partenariat de plus de 725 millions de dollars ont été signés lors du Salon africain du commerce interafricain.

Air Algérie muscle son réseau intérieur avec 103 vols supplémentaires
Air Algérie et sa filiale Domestic Airlines vont ajouter 103 vols domestiques par semaine, soit 15 164 sièges supplémentaires. Air Algérie offrira 84 vols hebdomadaires (11 500 sièges) à partir du 26 octobre 2025, et Domestic Airlines ajoutera 19 vols (3 664 sièges) pour renforcer la couverture nationale. Cette expansion est présentée comme une démarche stratégique pour garantir l’équité du développement, soutenir l’économie et améliorer les services, tout en renforçant la présence du groupe dans les aéroports du pays face à la faiblesse des transports terrestre et ferroviaire.