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Algérie : comment un réseau a détourné 1000 milliards de centimes dans une entreprise de tabac
La direction générale de la sûreté nationale algérienne a démantelé un réseau criminel au sein de la Compagnie Unifiée de Tabac (UTC) ayant détourné 10 milliards de dinars algériens.
Le réseau enregistrait des produits de tabac dans le système informatique sans les recevoir réellement, puis les revendait via des grossistes. Un déficit de 500 milliards de centimes en stock et 500 milliards supplémentaires en dettes impayées ont été découverts lors de l'inventaire 2025.
Dix personnes, dont d'anciens et actuels directeurs de l'UTC, ont été arrêtées après trois mois d'enquête menée par le Service Central de Lutte contre la Criminalité Organisée.
Les autorités ont saisi deux villas de luxe, six appartements haut de gamme, trois véhicules de luxe, un terrain et des montres de marques internationales appartenant aux suspects. Les accusés font face à des poursuites pour abus de fonction, dilapidation de fonds publics et blanchiment d'argent.

Port de Béjaïa : un passager cache 19 000 comprimés d'ecstasy dans des boîtes de biscuits
Les douanes algériennes ont saisi près de 19 000 comprimés d'ecstasy dissimulés dans des boîtes de biscuits au port de Béjaïa, en provenance de France.
Un passager arrivant d'un ferry en provenance de Sète transportait 18 850 comprimés d'ecstasy et 119 comprimés de Cipitax dans ses bagages.
Deux personnes ont été interpellées et présentées aux autorités judiciaires pour poursuivre les investigations sur cette tentative d'introduction de drogues.

3 000 à 7 000 euros pour un titre de séjour pour soins : 395 dossiers suspects à Paris
Un procès s'est ouvert à Paris autour d'une fraude présumée au titre de séjour pour soins impliquant 395 bénéficiaires, des certificats médicaux suspects et un possible trafic de médicaments remboursés par l'Assurance maladie.
Le réseau aurait monté des dossiers médicaux frauduleux, notamment autour de l'hépatite C, en faisant passer des personnes réellement malades pour des demandeurs qui ne souffraient pas de cette pathologie.
Les demandeurs auraient payé entre 3 000 et 7 000 euros pour obtenir des certificats médicaux, ordonnances, analyses et autres services administratifs nécessaires au titre de séjour.
Une pharmacie parisienne est soupçonnée d'avoir participé à un trafic de médicaments anti-hépatiques, avec une surfacturation présumée de 1,1 million d'euros entre 2013 et 2015 auprès de l'Assurance maladie.

Algérie : une secrétaire au ministère du Commerce extérieur au cœur d'un vaste réseau de corruption
Une ancienne secrétaire du ministère du Commerce extérieur comparaît devant le tribunal de Dar El Beïda pour avoir organisé un réseau de corruption impliquant dix-sept personnes autour de l'octroi de licences d'importation.
Le parquet a requis des peines d'emprisonnement entre quatre et sept ans, la peine maximale visant la fonctionnaire accusée d'avoir monnayé les autorisations administratives en échange de commissions pouvant atteindre 250 000 dinars.
L'enquête, ouverte en septembre 2025, a révélé un réseau structuré impliquant neuf agents publics du ministère et huit opérateurs économiques privés ayant obtenu des licences sans respecter la réglementation.
Les accusés sont poursuivis pour abus de fonction, trafic d'influence et acceptation d'avantages indus selon la législation algérienne contre la corruption.

Algérie : comment un faux-colonel a escroqué ses victimes avec des promesses de voitures importées
Un homme a été jugé en Algérie pour avoir escroqué plusieurs citoyens en usurpant l'identité d'un colonel de l'armée et d'autres fonctionnaires, en leur promettant des voitures importées ou une régularisation administrative.
L'accusé, identifié comme Q.M., a contacté ses victimes en se faisant passer pour un colonel, un président de cour suprême et un cadre des douanes, leur promettant des véhicules ou la résolution de dossiers judiciaires en échange d'argent.
Le préjudice financier total dépasse 4 millions de dinars algériens, versés sur le compte postal de l'accusé, avec certaines victimes ayant remis plus de 500 000 dinars chacune.
L'accusé a nié la fraude et affirmé que les fonds servaient à couvrir les frais médicaux de son fils, mais le procureur a requis 12 ans de prison ferme et 1 million de dinars d'amende contre lui.

Marseille : comment la police française traque les voitures volées à destination de l'Algérie
Une vaste opération anti-trafic baptisée « Ligne bleue » a été menée le 5 juin 2026 à Marseille, ciblant des filières d'exportation de voitures volées vers l'Algérie.
Les contrôles ont visé plusieurs garages du quartier de la Joliette, spécialisés dans la vente de véhicules à l'export, ainsi que des véhicules en cours d'embarquement au port de Marseille.
Une Mini Cooper volée en 2021 a été découverte dans un garage, identifiée grâce à une discordance entre le numéro du contrôle technique et celui du bloc moteur.
Le bilan provisoire fait état de quatre interpellations et d'un véhicule saisi, dans le cadre de la lutte contre les réseaux de recel et d'exportation illicite de véhicules.

Espagne : un réseau de trafiquants vend en ligne de faux titres de séjour dans toute l'Europe
Les autorités espagnoles et françaises ont démantelé un réseau criminel vendant en ligne de faux titres de séjour à travers l'Europe, aboutissant à une arrestation à Alicante le 27 mai 2026.
L'enquête coordonnée par Europol a révélé un atelier de falsification industrielle produisant environ 800 faux documents, dont des cartes d'identité, passeports et titres de séjour contrefaits.
Le suspect gérait une plateforme en ligne permettant aux clients européens de commander des documents falsifiés en format papier ou numérique pour contourner les contrôles frontaliers.
Europol intensifie sa lutte contre le trafic de migrants via son Centre européen ECAMS, menant des enquêtes financières pour retracer les profits illicites des passeurs et démanteler ces réseaux criminels.

Royal Air Maroc : près de 300 passagers bloqués plusieurs heures dans un avion surchauffé
Près de 300 passagers du vol AT201 de Royal Air Maroc ont été bloqués plusieurs heures dans un avion surchauffé sur le tarmac de New York le 29 mai 2026, en raison d'une panne technique empêchant le décollage.
Les voyageurs ont attendu jusqu'à deux heures du matin dans des conditions difficiles, sans climatisation et avec un accès limité à l'eau potable, avant que la compagnie n'annule finalement le vol.
Après l'échec des réparations, Royal Air Maroc a demandé aux passagers de trouver eux-mêmes un vol de remplacement, générant frustration et perturbations majeures dans leurs programmes de voyage.
Cet incident révèle les lacunes dans la gestion des urgences aériennes et l'importance de plans d'évacuation et de communication efficaces en cas de retard prolongé.

France : il préfère « 50 ans de prison » plutôt que d'être expulsé vers son pays
Un ressortissant tunisien condamné pour agressions sexuelles a refusé son expulsion vers la Tunisie, déclarant préférer purger une longue peine en France plutôt que de retourner dans son pays.
Placé au centre de rétention administrative de Lesquin en 2024, l'homme a multiplié les obstructions depuis janvier 2026 en refusant de communiquer ses documents de voyage et de se présenter au consulat tunisien.
Devant le tribunal de Lille le 29 mai 2026, il a affirmé craindre des représailles en Tunisie en raison de son orientation sexuelle et a déclaré : « Mettez-moi en prison autant de temps que vous voulez, même 50 ans, du moment que c'est en France ».
Le tribunal correctionnel de Lille l'a condamné à trois mois de prison ferme pour obstruction aux procédures d'expulsion, le parquet ayant initialement requis huit mois.

Le Maroc maintient la condamnation de deux supporters algériens
Deux supporters algériens jugés en appel à la cour de Marrakech ont vu leurs peines réduites mais restent condamnés, selon bladi.net (7 mars).
Le premier, condamné à 8 mois pour avoir déchiré des billets au Grand Stade de Marrakech lors du quart Algérie–Nigéria le 10 janvier (CAN‑2025), a vu sa peine ramenée à 5 mois.
Le second passe de 6 à 2 mois pour propos injurieux envers des habitants de Marrakech; l’influenceur Abderraouf Belkacemi est aussi détenu, condamné à 3 mois pour une blague en live depuis le stade de Rabat.