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Tony Blair, Naguib Sawiris… : ce que Trump réserve à Gaza
Le plan de paix de Trump pour Gaza prévoit la création d'une Autorité internationale de transition pour Gaza (GITA), qui gouvernerait le territoire pendant 3 à 5 ans, marginalisant les institutions palestiniennes et sans échéance électorale pendant cette période. Selon Georges Malbrunot, cette autorité serait dirigée par un conseil d’administration international de 7 à 10 membres, dont Tony Blair à la tête, avec un siège provisoire à El Arish ou au Qatar, et prendrait les décisions en matière de politique, de sécurité et d’économie. Le plan prévoit aussi des directeurs palestiniens « neutres » pour la santé, l’éducation et les municipalités sous supervision du conseil international, la création d’un fonds international d’investissement, une force de sécurité multinationale et un transfert progressif du pouvoir après cinq ans, les autorités palestiniennes n’ayant aucun droit d’annuler les décisions pendant la transition.

Maroc : Mohammed VI face à la crise la plus grave de son règne
Des milliers de Marocains manifestent à Rabat et dans tout le royaume contre la normalisation avec Israël et les conséquences sociales, la marche du 5 octobre illustrant ce ras-le-bol et les appels en soutien à Gaza. Le roi Mohammed VI est resté silencieux, laissant le gouvernement tenter de réprimer et de calmer les protestataires, selon ses habitudes de crise publiques limitées. Le mouvement GenZ 212, né fin septembre, est qualifié par les observateurs comme la plus grave crise du règne de 26 ans: il s’étend à l’échelle nationale, avec des revendications élargies à la liberté, la justice et la démocratie, et se distingue par son caractère horizontal et anonyme par rapport aux soulèvements passés comme le Rif ou Gdaï Izik.

Le gouvernement Lecornu tombe : la France s’enfonce dans la crise
Moins de 24 heures après l’annonce du nouveau gouvernement, le premier ministre Sébastien Lecornu a présenté sa démission au président Emmanuel Macron, qui l’a acceptée, plongeant la France dans une crise politique inédite. La composition du cabinet, notamment la nomination de Bruno Le Maire aux Armées, a provoqué des critiques de Bruno Retailleau et des réactions virulentes de Jordan Bardella, tandis que le PS évoque une éventuelle censure. Cet épisode porte à trois le nombre de Premiers ministres en un peu plus d’un an, après Michel Barnier et François Bayrou, dans un contexte de blocage parlementaire et de dette élevée.

Manifestations au Maroc : la colère gagne la diaspora marocaine en Europe
Le collectif GenZ 212, qui organise des manifestations au Maroc contre la précarité des secteurs de l’éducation et de la santé, a déclenché une vague de solidarité dans la diaspora européenne avec des rassemblements à Paris et Marseille et une action à Bruxelles. Six jours après le début des protestations, alors que des heurts ont été signalés au Maroc faisant au moins trois morts près d’Agadir, les organisateurs réclament désormais la démission du gouvernement, et les pancartes en Europe affichent des slogans tels que « Corruption stop » et « anti CAN ».

Maroc : la CAN 2025 en danger, Mohamed VI ignore la contestation
La contestation menée par GenZ 212 se prolonge sur huit jours et cible à la fois la Coupe d’Afrique des nations 2025 et, à terme, la Coupe du monde 2030 organisée par le Maroc, dénonçant des services publics dégradés et des inégalités croissantes, alors que le roi Mohamed VI demeure largement silencieux.
À coups de près de 1,5 milliard d’euros dépensés dans les stades et les rénovations, le royaume n’a pas renoncé à ses deux grands tournois, mais la CAN-2025 pourrait être remise en cause si la contestation persiste, même si ni les autorités ni la CAF n’évoquent pour l’instant son annulation.
Deux scénarios se dessinent: répression accrue ou dialogue avec les revendications—mais le roi semble peu enclin à dialoguer; ce silence rappelle d’autres crises, comme après le séisme du Haut Atlas en 2023.

Sahara occidental : le Polisario dénonce le nouvel accord Maroc – UE
Un an après l’annulation par la CJUE des accords de pêche et d’agriculture entre l’UE et le Maroc pour non-respect du droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, Bruxelles cherche à sauver l’accord en faisant étiqueter les produits issus du Sahara occidental occupé tout en maintenant les certificats de conformité délivrés par Rabat. Euractiv révèle qu’un document interne propose d’introduire une notion d’« origine » non prévue par le droit européen ni par les normes internationales, afin de contourner partiellement la décision de la CJUE. Le Front Polisario dénonce ce nouvel accord comme une « violation flagrante » du droit international, affirmant qu’il a été négocié en cinq jours sans consultation du peuple sahraoui et qu’il crée une « région d’origine » pour affaiblir la décision judiciaire, avec des financements européens envisagés pour des usines de dessalement en territoire occupé afin de soutenir l’agro-industrie marocaine.

Manifestations au Maroc : le bilan s’alourdit, l’ONU demande une enquête
Le bilan des manifestations qui secouent le Maroc s’alourdit: trois morts (dont deux tués par balle dans la nuit de mardi à mercredi) et 354 blessés, avec des centaines d’arrestations; les manifestants, majoritairement jeunes du mouvement GenZ 2012, avaient commencé samedi dans plusieurs villes et la répression s’est intensifiée mardi. L’ONU appelle à une enquête rapide et impartiale pour établir les responsabilités après ces violences et les décès, saluant l’ouverture au dialogue du gouvernement. Parallèlement, le roi Mohammed VI a ignoré les protestations en commémorant l’anniversaire de Hassan II et en présidant une veillée au mausolée Mohammed V à Rabat.

Révolte des jeunes au Maroc : le vrai visage de la monarchie
Le Maroc traverse une révolte populaire menée par GenZ 212; les premières victimes des tirs des gendarmes dans la nuit du 1er au 2 octobre et les slogans visés contre la monarchie exposent son “vrai visage”, même autour de la Coupe du monde 2030.
Les jeunes réclament l’éducation et la santé face à un décalage criant avec les dépenses publiques, illustré par la mort de huit femmes enceintes à Agadir et l’inauguration d’un stade coûteux à Rabat, dans un contexte d’inflation et de chômage croissant et d’inégalités persistantes.
Selon le World Inequality Report 2022, le Maroc est l’un des pays les plus inégalitaires, avec une très faible classe moyenne et 10% des plus riches qui détiennent une part majeure des revenus, tandis que la monarchie—avec le roi Mohammed VI touchant 2,36 M€/an, 47 M€ de dotation souveraine et d’autres dépenses cumulées—coûte cher au contribuable alors que chômage (14%) et pauvreté demeurent élevés et que le HDI est autour de la 120e place.

Flottille somoud pour Gaza : des militants algériens arrêtés par l’armée israélienne
L’armée israélienne a intercepté une partie de la Flottille Sumud pour Gaza près des côtes égyptiennes et dans les eaux internationales, arraisonnant une vingtaine de navires et arrêtant des militants algériens à bord, dont Zoubida Kherbache et des occupants du navire Amsterdam. Le navire Deir Yassin, avec 24 passagers dont des dirigeants de la flottille, a également été intercepté et ses occupants arrêtés; Freedom Flotilla Coalition dénonce cette action comme une « nouvelle violation flagrante du droit international ». Des manifestations pro-Gaza ont éclaté en Europe (Berlin, Paris, etc.), et le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé l’expulsion des participants arrêtés vers l’Europe; le récit rappelle que 70 civils palestiniens ont été tués par des tirs et des bombardements depuis l’aube.

Maroc : les premiers manifestants tombent sous les balles des gendarmes
À Lqliaâ, près d’Agadir, la révolte jubile sur fond de violences et les gendarmes ont ouvert le feu sur la foule, faisant deux morts selon l’agence MAP.
Selon MAP, les gendarmes ont été contraints d’intervenir « en légitime défense » pour repousser une attaque et une prise d’assaut par des groupes d’individus, et des fourgons de police ont foncé sur des manifestants, entraînant de nombreux blessés et des centaines d’interpellations.
Le contexte décrit un Maroc à deux vitesses, marqué par un chômage élevé et d’importantes inégalités, avec les manifestants du mouvement GenZ 212 réclamant notamment la justice sociale dans un pays où la liberté d’expression est perçue comme verrouillée par le Makhzen.

La flottille somoud pour Gaza entre dans sa phase critique
La flottille somoud, partie le 31 août de Barcelone pour briser le blocus sur Gaza, approche de l’enclave et entre dans sa phase la plus critique, se trouvant dans la zone où des missions antérieures avaient été interceptées.
Israël promet d’attaquer les navires et des manœuvres dangereuses près des bateaux Alma et Sirius ont endommagé leurs systèmes de communication; des drones avaient déjà ciblé la flottille en mer vers la Crète, et Emma Fourreau a signalé qu’un navire avait quitté Ashdod pour intercepter.
Le gouvernement italien, qui avait déployé des navires pour escorter, appelle les organisateurs à s’arrêter pour ne pas perturber le plan de paix de Trump, tandis que l’Espagne demande aussi de ne pas franchir la zone d’exclusion israélienne de 150 kilomètres.

Manifestations au Maroc : des images choquantes de la répression
Depuis le 27 septembre, des manifestations sociales au Maroc, surtout menées par des jeunes, réclament la réforme de l’éducation et de la santé et la lutte contre la corruption, et la troisième nuit de contestation (30 septembre) a été particulièrement violente dans plusieurs villes. Des affrontements ont été signalés à Inzegan près d’Agadir, à Oujda où un camion de police aurait foncé dans la foule blessant gravement un manifestant, et le Rif (Nador, Zaio) a rejoint le mouvement, avec des voitures incendiées et des commerces pillés. Cette agitation survient à l’approche de la CAN 2025, l’événement risquant d’être reporté ou déplacé si les violences se poursuivent; la CAF suit la situation et un « plan B » aurait déjà été envisagé, tandis que les manifestants dénoncent la priorité donnée aux grands projets sportifs par le gouvernement.

Plan de paix à Gaza : faut-il faire confiance à Trump ?
Le plan de paix de Donald Trump pour Gaza, dévoilé le 29 septembre, prévoit un cessez-le-feu, la libération des otages sous 72 heures après l’acceptation israélienne, la libération d’environ 2 000 prisonniers palestiniens, l’entrée d’aide humanitaire et le retrait progressif des forces israéliennes, avec un désarmement du Hamas par étapes, une force internationale de stabilisation et un comité palestinien technocratique chargé des affaires courantes; il évoque aussi une voie vers l’autodétermination et la création d’un État palestinien, sans engagement clair sur une solution à deux États.
Le plan a été accueilli favorablement par la Russie, la Chine et certains pays occidentaux, et par un groupe de huit pays arabes et musulmans qui ont salué les efforts de Trump.
Hamas n’a pas encore répondu; les observateurs estiment le texte fragile et peu précis, notamment sur les échéances de retrait israélien, ce qui laisse planer un risque que Netanyahou puisse invoquer le plan comme prétexte pour maintenir les troupes et reprendre les combats, ce qui met en question la crédibilité de l’initiative et de Trump.

Manifestations au Maroc : pourquoi les jeunes sont en colère
Les forces de l’ordre marocaines ont interpellé des dizaines de manifestants le dimanche 28 septembre, au deuxième jour de rassemblements pacifiques lancés par le collectif GenZ 212 dans plusieurs villes (Rabat, Casablanca, Marrakech, Agadir et Souk Sebt). Les protestataires, principalement des jeunes, réclament une réforme de la santé publique, de l’éducation et la lutte contre la corruption; les autorités ont interdit les rassemblements et des témoignages évoquent des arrestations massives et des interventions policières violentes, avec plus de 100 interpellations à Rabat et des dizaines dans d’autres villes. Des organisations de droits humains et des partis d’opposition dénoncent la répression, dans un contexte déjà marqué par un drame sanitaire à Agadir et par de fortes inégalités socio-économiques au Maroc.