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Algérie – France : après celui de Retailleau, le verrou Boualem Sansal va-t-il sauter ?
Les signes d’un réchauffement des relations entre l’Algérie et la France se multiplient, Paris envoyant des signaux positifs et Alger semblant les accueillir favorablement. Le départ de Bruno Retailleau a levé le premier verrou, remplacé par Laurent Nunez qui prône l’apaisement et par une position gouvernementale plus homogène, la DGSE évoquant même des signaux positifs d’Alger pour reprendre le dialogue. L’affaire Boualem Sansal demeure un point de blocage, avec l’intervention du président allemand Steinmeier en faveur d’une grâce et la pression française pour sa libération, dont la réponse algérienne reste très attendue.

Mali : un scénario à la Syrienne est-il possible ?
La junte malienne a révoqué unilatéralement l’accord de paix d’Alger début 2025, aggravant une sécurité déjà fragile: l’armée et Africa Corps ne parviennent pas à contenir les attaques du JNIM et les combats gagnent du terrain jusqu’aux portes de Bamako, tandis qu’un blocus bloque carburant et denrées et force la fermeture des écoles. Des États-Unis, de la Russie et désormais la France appellent à l’évacuation de leurs ressortissants, et l’Union africaine demande une action internationale urgente pour lutter contre le terrorisme et l’extrémisme violent dans le Sahel. Le texte évoque aussi une éventuelle dérive syrienne, suggérant que le Mali pourrait, à terme, être dirigé par des groupes djihadistes, avec la référence à Ahmed Al Charaa comme parallèle inquiétant.

Le président allemand demande à Tebboune de gracier Boualem Sansal
Le président allemand Frank-Walter Steinmeier a demandé à son homologue algérien Abdelmadjid Tebboune de gracier Boualem Sansal, emprisonné en Algérie depuis près d’un an et en raison de son âge avancé et de sa santé déclinante, afin qu’il puisse se rendre en Allemagne pour y recevoir des soins. Cette demande, rendue publique le 10 novembre par la présidence algérienne et relayée par la télévision d’État, précise que Sansal a été condamné le 1er juillet 2025 à cinq ans de prison et à une amende, après son arrestation le 16 novembre 2024 à l’aéroport d’Alger. L’intercession du chef de l’État allemand est présentée comme un geste humanitaire et témoigne des bonnes relations entre Berlin et Alger, dans un contexte de tensions entre l’Algérie et la France qui montre toutefois des signes de détente.

Crise France – Algérie : une haute responsable française bientôt à Alger
Cet article est réservé aux abonnés et le contenu n’est pas accessible ici. D’après le titre, il est question de la crise entre la France et l’Algérie et d’une haute responsable française qui se rendra bientôt à Alger.

Vidéo. Comment Atlantis Hotels redessine l’hôtellerie algérienne
Lancée en 2015 avec l’ouverture du premier hôtel à Akbou (Bejaia) pour répondre à un besoin spécifique, Atlantis Hotels, filiale du groupe Soummam, a rapidement émergé. En dix ans, la jeune marque algérienne a pris le contrôle de l’Ibis de l’aéroport d’Alger et multiplié les ouvertures à travers le pays. Son directeur, Farid Bouchekhchoukha, détaille à TSA les projets, la vision et les ambitions de la marque.

France-Algérie : les conseils du sénateur Akli Mellouli à Laurent Nunez
Le sénateur écologiste d’origine algérienne Akli Mellouli a conseillé au ministre de l’Intérieur Laurent Nunez de privilégier le dialogue et l’analyse factuelle dans les relations franco-algériennes, dénonçant ceux qui alimentent la rupture et qualifiant l’Algérie de bouc émissaire pour certains acteurs politiques. Il affirme qu’il n’y a rien dans l’accord de 1968 sur l’immigration et souligne que les Algériens restent défavorisés en France, tout en rappelant que l’Algérie peut dénoncer certains accords touchant le gaz, le pétrole et les biens immobiliers occupés par les représentations françaises. Il reproche à Bruno Retailleau une surmédiatisation de la crise et prône une approche sans bruit fondée sur le droit international et le dialogue, affirmant que c’est une affaire franco-algérienne et non une question de France coloniale.

L’Algérie est visée par des « plans malveillants »
Dans l’éditorial du numéro de novembre d’El Djeich, la revue de l’ANP, l’unité nationale est présentée comme le pilier essentiel garantissant la préservation de la Patrie, la participation massive à la campagne de reboisement du 25 octobre étant interprétée comme le signe « nous sommes un seul corps et un seul cœur ». L’éditorial met en garde contre des tensions régionales et des « plans malveillants » visant à fragiliser le pays, tout en rappelant les « retentissantes victoires » obtenues grâce à la détermination du peuple et de l’armée. Il affirme que la cohésion peuple-armée est le creuset national pour faire face à toutes les menaces, rappelle les sacrifices des Chouhada et affirme que l’Algérie restera fière, forte et sûre tant que ce legs patriotique sera préservé.

France : en perte de vitesse, Bruno Retailleau actionne le levier algérien
Bruno Retailleau, ex-pilier des Républicains et fervent partisan d’un bras de fer avec l’Algérie, a perdu son poste de ministre de l’Intérieur et son influence dans le parti après avoir provoqué la chute du gouvernement Lecornu par un simple tweet. Son successeur, Laurent Nunez, a rompu avec cette ligne en privilégiant le dialogue avec Alger et en amorçant des signes de détente. Cherchant à regagner de l’influence et à réunir la droite pour 2027, Retailleau tente de se repositionner en interne (soutien à Rachida Dati pour Paris) et sur les plateaux, mais une partie de l’électorat anti-algérien craint que le règlement de crise n’impose des concessions sur des sujets sensibles comme les OQTF, la sécurité et l’accord de 1968.

Le président du Syndicat national des magistrats confirme sa démission
Laidi Aoudeche, président du Syndicat national des magistrats (SNM), a démissionné; sa décision a été acceptée par le SNM lors d’une réunion extraordinaire. Le bureau exécutif a nommé Hicham Desdous, premier vice‑président, intérimaire et a lancé les préparatifs d’une assemblée générale extraordinaire pour approuver la démission et organiser l’élection du représentant du SNM au Conseil supérieur de la magistrature (CSM), conformément à l’article 34. Aoudeche avait annoncé sa démission le vendredi 7 novembre et avait appelé à une assemblée générale le 29 novembre pour l’élection du représentant au CSM et l’examen de sa volonté de démission.

Saïd Sayoud : les confidences du ministre de l’Intérieur et des Transports
Saïd Sayoud, ministre de l’Intérieur et des Transports depuis septembre, affiche un style direct qui casse les codes et pousse les élus à une communication plus franche lors de ses tournées dans les wilayas.
Il a relaté à Oran le cas d’un maire de Bousfer ayant « tout vendu » les terres de la collectivité et un échange avec un opposant dénonçant les magouilles foncières, montrant sa lutte contre la corruption locale.
À Tipaza, il a recadré sévèrement un maire distrait par son téléphone, invitant les élus à le contacter directement en cas de blocage, tout en dénonçant les « faux héros » des inondations et en rappelant ses visites à Sidi Aissa (Msila) pour l’entretien des voiries après les inondations.

Algérie – France : la droite française étale ses contradictions
La fermeture des achats algériens de blé français frappe fortement la filière céréalière, le rapport parlementaire reliant ce recul à la détérioration des relations franco-algériennes et soulignant qu’Alger importait encore près de 5 millions de tonnes par an il y a six ans. Allegret-Pilot avertit que la perte du marché algérien, représentant autrefois environ 50% des exportations françaises de blé, pourrait pousser les exportateurs à viser des marchés plus risqués, alors que le déficit global de la France reste élevé (≈81 milliards d’euros en 2024) et que l’agroalimentaire pourrait connaître son premier déficit depuis 1978 en 2025. Le débat a aussi révélé des incohérences parmi les députés de droite et de gauche, entre appels à rompre avec l’Algérie et regrets sur la baisse des exportations, avec un élu LFI appelant à la cohérence et les républicains répondant que l’Algérie n’achète plus de blé français.

Vidéo. Equipe d’Algérie : le nouveau maillot des Verts inspiré du zellige
Après Adidas, la Fédération algérienne de football a dévoilé ce vendredi 7 novembre le nouveau maillot de l’équipe d’Algérie. Le maillot des Fennecs, inspiré du zellige, apparaît dans un clip Footkorner réunissant le rappeur Rim’k, le capitaine Riyad Mahrez et des joueurs comme Amine Gouiri, Ramy Bensebaini, Hicham Boudaoui et Mohamed Amoura.

Vidéo. Arrestation d’un tiktokeur algérien aux deux millions d’abonnés
En Algérie, un tiktokeur algérien suivi par deux millions d’abonnés a été arrêté à Chlef par la Brigade de lutte contre la cybercriminalité pour diffusion de contenus attentatoires à la pudeur et incitation à des comportements contraires aux bonnes mœurs. L’enquête révèle qu’il utilisait sa popularité pour réaliser des gains financiers importants en devises étrangères, en complicité avec un autre suspect, via des échanges sur le marché noir et des

Pourquoi la France n’est pas prête pour son Zohran Mamdani
En France, les musulmans sont présentés comme boucs émissaires dans le discours public; l’article appelle à réformer ce discours, renforcer le dialogue et construire une parole apaisée fidèle aux textes et à la réalité sociopolitique. Il cite Zohran Mamdani, premier maire musulman de New York, pour montrer que identité et engagement citoyen peuvent coexister, et déplore que les stéréotypes alimentent discriminations et marginalisation en France. Le texte conclut qu’il faut œuvrer pour l’apaisement, l’écoute et une parole universelle afin que chacun puisse participer à la vie publique sans être jugé pour ses origines ou sa foi, signé par le Recteur de la mosquée Othmane de Villeurbanne.

Rahabi : et si l’Algérie « dénonçait unilatéralement l’accord de 1968 ?»
Le Premier ministre français Sébastien Lecornu a réitéré son refus d’abroger l’accord de 1968 tout en souhaitant le renégocier rapidement avec Alger, après qu’une résolution du RN a appelé à sa dénonciation.
Abdelaziz Rahabi affirme que l’Algérie n’a reçu aucune demande officielle de Paris mais se prépare à une éventuelle dénonciation unilatérale; il rappelle que l’accord n’offre que des avantages minimes et que le droit national français est souvent plus favorable pour les Algériens.
Il évoque aussi un précédent avec Giscard d’Estaing et avertit que si la France ne dénonce pas l’accord, l’Algérie le fera, soulignant que ceux qui en ont fait un enjeu politique en France devront s’en souvenir d’ici 2027.

Vidéo. Scène hollywoodienne sur une autoroute algérienne
Une vidéo virale en Algérie montre un chauffeur de semi-remorque sur l’autoroute Alger-Tipaza, près de Cheraga, effectuer des manœuvres dangereuses et percuter un véhicule de tourisme qui dérape. Le camion ne s’arrête pas et prend la fuite, provoquant un accident spectaculaire qui a failli tourner au drame. Grâce à la diffusion, les gendarmes de Zéralda ont identifié et interpellé le chauffard, qui a aggravé son cas par le délit de fuite.

Que perdraient ou gagneraient les Algériens sans l’accord de 1968 ? Un avocat répond
- Après le vote d’une résolution du Parlement français visant à abroger l’accord franco-algérien de 1968 sur l’immigration, la droite et l’extrême droite exigent sa dénonciation, Marine Le Pen ayant lancé une pétition.
- De nombreux experts estiment que cet accord est globalement désavantageux pour les Algériens et que sa dénonciation serait surtout bénéfique, avec une seule perte notable pour l’immigration familiale (la durée de régularisation des conjoints de Français, 12 mois pour les Algériens contre 24 pour les autres).
- Me Fayçal Megherbi et Bernard Schmid ont écrit aux présidents Tebboune et Macron pour proposer une réforme, soulignant que certaines catégories (étudiants, talents, accompagnateurs de talents) gagneraient avec le droit commun; ils citent aussi les cartes de séjour pluriannuelles introduites en 2016 qui restent inaccessibles pour les Algériens sous l’accord, et la position du gouvernement français qui s’oppose à la dénonciation mais envisage une renégociation rapide.

L’élection du premier maire musulman de New York vue d’Algérie
Zohran Mamdani a été élu maire de New York, devenant le plus jeune et le premier maire musulman et d’origine immigrée de la ville. Il a obtenu la majorité absolue dans une participation record de plus de deux millions d’électeurs, la plus élevée depuis 1969, en battant l’ancien gouverneur Andrew Cuomo et le républicain Curtis Sliwa. Né en Ouganda dans une famille indienne et naturalisé américain en 2018, ce démocrate socialiste de 34 ans est vu comme un symbole pour les minorités, suscitant des réactions contrastées en France et en Algérie, où des responsables saluent cette élection comme un tournant.

Trois gros mensonges du discours anti-algérien en France
Cet article dénonce trois « gros mensonges » de l’extrême droite française sur l’Algérie: une prétendue aide au développement de 800 millions d’euros par an, un coût supposé de 2 milliards d’euros de l’accord de 1968 sur l’immigration, et des chiffres sur l’immigration clandestine. En réalité, l’aide réelle est très modeste (environ 132 millions d’euros au total, dont 121 millions pour des bourses étudiantes), et l’Agence française du développement affirme ne financer l’Algérie, tandis que le coût de l’accord est jugé non fiable par des responsables français; l’Algérie dément aussi le chiffre de 2 milliards comme fantasiste. Le texte attribue ces affirmations à la propagande anti-algérienne, citant notamment les Multiples interventions d’Éric Zemmour.

France – Algérie : la députée Sabrina Sebaihi fustige Xavier Driencourt
La députée écologiste Sabrina Sebaihi a fustigé Xavier Driencourt après ses passages à CNews, où il a estimé que Paris n’avait jamais mené un “bras de fer” avec l’Algérie et a mêlé immigration, mémoire et banlieues dans sa critique des relations franco-algériennes. Driencourt affirme qu’il existe une “inhibition” et une bienveillance envers l’Algérie, faute d’assise politique et par remords, tout en revenant sur le vote de l’Assemblée nationale dénonçant l’accord de 1968 sur l’immigration. Sebaihi réplique sur X en le qualifiant non seulement d’ancien ambassadeur à Alger mais aussi de président du comité stratégique de Frontières, média extrémiste, proche de Pierre-Édouard Sterin, accusant le duo Algérie – banlieues – musulmans d’être sa fabrication.