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Algérie : bonne nouvelle pour les exportateurs, le remboursement des frais lancé
Le ministère du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations annonce le lancement des remboursements du Fonds spécial de promotion des exportations (FSPE) pour les dossiers 2025, via la plateforme fspe.commerce.org.dz.
Les exportateurs dont les dossiers sont « traités et acceptés » doivent les soumettre via la même plateforme, tandis que ceux « en attente de correction » doivent rectifier et lever les réserves; le dépôt des dossiers doit être terminé avant le 1er décembre pour permettre les remboursements dans les délais réglementaires.
Selon l’arrêté ministériel de septembre 2024, le FSPE rembourse 50% des frais de transport pour les produits destinés à l’exportation, 10% pour les études de marché et l’amélioration de la qualité, et 50% (80% pour la participation officielle) des frais de participation aux manifestations internationales, dans le cadre du soutien à l’export et à la compétitivité.

L’Algérie remplit ses silos de céréales avant l’hiver
L’Algérie renforce ses stocks en lançant un appel d’offres pour importer 50 000 tonnes d’orge et une quantité similaire de blé tendre via l’OAIC, les offres étant ouvertes jusqu’à mardi et valables jusqu’à mercredi; l’origine de l’orge est recherchée en plusieurs pays, mais la livraison se fera uniquement par les ports de Mostaganem et/ou Ténès.
Selon l’USDA, l’Algérie vise 3 millions de tonnes de blé et 1,2 million de tonnes d’orge pour 2024-2025, avec une demande supérieure à 1,6 million de tonnes et un objectif d’autosuffisance en orge en 2026; les importations d’orge 2023-2024 s’élevaient à environ 480 000 tonnes, alors que les importations de blé ont varié autour de 6,4 à 8,0 millions de tonnes ces dernières années.

L’Algérie face à la soutenabilité de ses finances publiques
Le débat sur le PLF 2026, mené par l’APN, privilégie une gestion axée sur les résultats avec des priorités comme le développement durable, les énergies renouvelables, la protection de l’environnement, l’innovation et la transition numérique, et une meilleure coordination du commerce intérieur et extérieur. Les députés appellent à renforcer la lutte contre la fraude, à digitaliser les services fiscaux et à élargir l’assiette, tout en examinant des incitations à l’investissement; certains dénoncent toutefois les exonérations fiscales jugées inefficaces. Le gouvernement propose une régularisation fiscale volontaire jusqu’au 31 décembre 2026 à 10% de prélèvement forfaitaire, afin de mobiliser davantage de ressources, alors que le PLF 2026 prévoit 17 636,7 milliards de dinars de dépenses et 8 009 milliards de dinars de recettes, les dépenses restant majoritairement centrées sur le social.

Algérie : amnistie fiscale à 10 % avec une garantie inédite
Dans le cadre du projet de loi de finances 2026, l’Algérie met en place une procédure exceptionnelle de régularisation fiscale volontaire: les détenteurs de fonds informels peuvent les déclarer et les payer au taux de 10% sans pénalités ni poursuites, valable jusqu’au 31 décembre 2026. Cette mesure est appuyée par un amendement à l’article 89 du PLF 2026 pour encadrer cette régularisation et par un amendement à l’article 25 relatif aux sanctions en cas de fraude fiscale. Par ailleurs, la commission propose des ajustements sur les articles 63 (blanchiment d’argent et financement du terrorisme) et prévoit de supprimer une clause du Code des impôts (article 523) pour limiter le champ des sanctions associées.

Dédouanement des véhicules importés : ce qui pourrait changer en Algérie
La commission des finances et du budget de l’APN propose d’amender le PLF 2026 pour simplifier le dédouanement des véhicules importés, notamment en supprimant le prépaiement de la taxe sur les transactions de véhicules et en autorisant son paiement après le dédouanement au premier point d’entrée sur le marché, afin d’accélérer les procédures et réduire les coûts et pénalités liés au séjour des véhicules dans les ports. Elle recommande aussi de réviser le mécanisme de perception de la taxe sur la consommation de carburant, en la faisant percevoir auprès des transporteurs maritimes et payée par les voyageurs franchissant les frontières sous contrôle douanier. Enfin, elle propose d’étendre l’exemption de cette taxe aux véhicules des institutions algériennes opérant à l’étranger, aux missions diplomatiques et aux organisations internationales accréditées, selon le principe de réciprocité.

Bulle spéculative sur le marché noir : l’euro s’envole face au dinar
Sur le marché noir des devises en Algérie, l’euro grimpe vers les 280 dinars l’unité après avoir établi un nouveau record à 274 DZD ce dimanche 9 novembre (270 DZD le 27 octobre et 272,5 DZD jeudi). Le dollar se négocie autour de 237,5 DZD, tandis que, sur le marché officiel, l’euro vaut 150,5 DZD et le dollar 130,5 DZD. Les cambistes parlent d’une bulle spéculative alimentée par une offre rare et une demande en hausse, avec un risque que la hausse s’inverse si la situation évolue ou si des mesures gouvernementales interviennent.

Algérie : reprise timide des hydrocarbures, la liquéfaction de gaz souffre
Le secteur des hydrocarbures algérien se redresse timidement au deuxième trimestre 2025 avec +1,5%, porté par la production de pétrole brut et gaz naturel (+3,0%) et le raffinage (+6,2), mais la liquéfaction du gaz naturel chute de -9,2%. L’activité globale du secteur de l’énergie croît ainsi de 9,2% au T2 2025, proche du niveau observé à la même période en 2024 (+10,2%). Côté industries, les chimiques reviennent à la hausse (+2,5%) après une chute, l’agriculture recule de -4,7% au T2 2025 malgré des rebounds dans le lait (+2,1%) et les aliments pour animaux (+3,9%), et la production industrielle du secteur public progresse de +6,3%.

Poudre de lait : l’Algérie se tourne vers l’Italie
L’Algérie cherche à élargir son partenariat agroalimentaire avec l’Italie, après le blé dur et les légumineuses, en explorant l’approvisionnement en lait en poudre avec le groupe Inalpi lors de la visite à Rome de l’ambassadeur Mohamed Khelifi et du représentant du ministère Youcef Abbou.
Inalpi prévoit d’envoyer une délégation en Algérie en décembre 2025 pour évaluer un projet d’exportation de lait en poudre et approfondir les discussions entamées.
Ce contexte s’inscrit dans une dynamique de sécurisation des approvisionnements, l’Algérie dépensant environ 600 millions de dollars annuels pour la poudre de lait, tandis que Baladna du Qatar soutient la construction d’une ferme géante de 270 000 vaches à Adrar pour couvrir une part importante des besoins nationaux.

Le premier Airbus A330-900Neo d’Air Algérie baptisé « Novembre 54 »
Air Algérie recevra son premier Airbus A330-900Neo le 12 novembre, lors d’une cérémonie à l’aéroport d’Alger, et l’appareil sera baptisé « Novembre 54 » en hommage à la Glorieuse révolution nationale.
Cet A330-900Neo fait partie d’une commande de 16 nouveaux avions (8 A330-900Neo et 8 Boeing) dont les livraisons commenceront ce mois de novembre, et 16 ATR-72 sont prévus pour Domestic Airlines à partir de juin 2026.
Au total, la flotte d’Air Algérie devrait dépasser les 70 appareils, Domestic Airlines atteindra 31 avions avec l’achat des ATR-72.

Algérie – France : Michel Bisac appelle à un nouveau deal économique
Dans un contexte de réchauffement des relations franco-algériennes, Michel Bisac, président de la CCIFA, propose un « nouveau deal économique » pour tirer parti du dégel. Le texte rappelle les signes d’apaisement: invitation du ministre algérien de l’Intérieur à Laurent Nunez, un message de Macron à Tebboune pour l’anniversaire de la révolution, et la volonté de Lecornu de reprendre la coopération migratoire, sécuritaire et économique plutôt que d’abroger l’accord de 1968. Bisac affirme que les deux pays disposent d’atouts complémentaires et appelle les entreprises françaises à investir en Algérie, soulignant que près de 400 entreprises y sont déjà implantées et que leur présence s’intègre désormais au tissu économique algérien.

Algérie : l’avenir du Programme prévisionnel d’importation en suspens
- L’année 2025 a vu la création d’une agence spécialisée dans les importations et l’adoption du programme prévisionnel d’importation (PPI), avec une hausse de 19,4 % des achats à l’étranger au premier trimestre; les opérateurs estiment que le PPI est un outil rigide qui freine leur réactivité face au marché.
- Le décret n° 25-233 prévoit cette agence — encore non installée à ce jour — chargée d’un fichier national des importateurs, du renforcement de la négociation avec les partenaires étrangers et de la réduction des coûts et délais, via une plate-forme numérique interconnectée.
- Tant que l’agence n’est pas opérationnelle, le PPI pourrait être reconduit en 2026, car il demeure un outil de contrôle transitoire destiné à limiter les importations non productives et à préserver les réserves de change, bien qu’aucun communiqué officiel d’abandon n’ait été publié.

Importations : l’Algérie va-t-elle reconduire le PPI en 2026 ?
Le PPI a été instauré en juillet 2025 pour le second semestre et son renouvellement en 2026 fait l’objet de spéculations dans les milieux d’affaires; une opération d’importation nécessite environ 4 à 5 mois entre la consultation des fournisseurs et le dédouanement, selon cinq étapes (consultation fournisseurs, bon de commande, lettre de crédit, expédition et dédouanement). L’économiste Brahim Guendouzi estime que les deux agences créées pour réguler les importations et les exportations suffisent pour encadrer le marché, le PPI ayant surtout servi à obtenir des données fiables pour l’avenir. Depuis le 9 juillet, une procédure plus stricte oblige la présentation du PPI pour la domiciliation bancaire et le dédouanement, provoquant initialement une paralysie avant une intervention du président; deux nouvelles agences, créées début septembre, visent à remplacer les outils existants et à favoriser le recours à des produits locaux et à l’augmentation des exportations, tandis que le sort du PPI en 2026 reste indéterminé.

Contrôle des véhicules importés : l’Algérie prend de nouvelles mesures
Le gouvernement algérien a annoncé de nouvelles dispositions pour faciliter l’expertise des véhicules importés par l’ingénieur des mines, en réponse à des difficultés signalées par un député. Les véhicules, neufs ou d’occasion, sont remis au propriétaire dès leur débarquement; pour les moins de trois ans, un document de transit d’un mois permet de circuler en attendant l’expertise. Pour réduire les délais, 120 experts seront agréés, l’expertise pourra être effectuée avant dédouanement pour les occasions et sur demande des douanes pour les neufs, 5 ingénieurs supplémentaires renforcent le centre d’Alger et la plateforme markabati.dz permet de prendre rendez-vous; de plus, les centres de Boumerdès, Tipaza et Médéa peuvent temporairement expertiser les véhicules d’Alger afin d’alléger la pression, en attendant une extension nationale et le recrutement d’ingénieurs.

Taillée dans la montagne, la route mythique de Kherrata devra patienter
Les usagers de la RN9 devront encore patienter avant d’emprunter le tronçon Bordj Mira–Kherrata (7,6 km), l’inauguration ayant été reportée à la dernière minute après que le ministre des Travaux publics a préféré temporiser en raison de risques de chutes de pierres. Taillée dans les Babors le long de l’oued Agrioun, cette route plus que centenaire (mise en service en 1870) a connu des épisodes tragiques comme les massacres de mai 1945, et, après la construction d’un tunnel de six kilomètres, le projet d’élargir et de doubler la chaussée avec le tunnel de Kherrata n’est pas achevé. Le programme, lancé en 2015, demeure inachevé dix ans plus tard.

En Algérie, des groupes privés délaissent le français pour l’anglais
Depuis 2019, l’Algérie accélère le passage du français à l’anglais, avec l’introduction de l’anglais dans l’enseignement primaire et la généralisation dans le cycle moyen, ainsi que l’enseignement des sciences médicales en anglais. Des exemples concrets montrent ce tournant: Air Algérie, Seaal, Algérie Télécom et Sonelgaz ont annoncé des billets et factures en arabe et anglais, accompagnés de formations en anglais pour leurs cadres. Le privé suit également, avec de grands groupes envisageant l’anglais comme langue de travail pour des raisons purement économiques, en prévoyant formations et critères de recrutement, tout en affirmant que ce changement n’est pas lié à la politique mais à la compétitivité internationale.

Électrifier, mécaniser… : l’Algérie accélère la modernisation de son agriculture
Le Conseil des ministres a abordé l’accélération de la modernisation de l’agriculture via l’électrification et l’importation d’équipements, avec l’annonce du raccordement de 100 432 exploitations à l’électricité et des projets stratégiques menés avec Baladna, Cevital et Bonifiche Ferraresi (BF). BF prévoit 36 000 hectares de blé dur à Timimoun et a obtenu l’autorisation de forage de 160 puits; l’agriculture saharienne dépend de l’eau souterraine pomptée par des pompes électriques, ce qui accroît la consommation d’énergie lorsque la nappe est profonde (jusqu’à 70 mètres à Adrar). Le président a ordonné l’importation immédiate de moissonneuses et de matériel de semis, y compris des machines de moins de cinq ans pour le maïs et les oléagineux, et a demandé la préparation d’un nouveau projet de loi d’orientation agricole pour structurer le secteur avec l’aide d’experts, afin de faire face au réchauffement climatique et à d’autres défis.

À Turin, l’Algérie déploie ses arguments pour séduire les investisseurs italiens
Plus de 70 opérateurs économiques algériens ont participé au forum Connext Export – Torino Business Matching, les 29 et 30 octobre 2025 à Turin, organisé par l’Union Industrielle de Turin en collaboration avec l’ambassade d’Algérie à Rome. L’événement visait à élargir la relation Algérie–Italie et à attirer des investissements italiens en diversifiant au‑delà de l’énergie vers l’industrie, les infrastructures, la mécanique, l’agroalimentaire et la logistique, en présentant le nouveau cadre normatif sur les investissements étrangers et les incitations fiscales. L’ambassadeur d’Algérie en Italie et le président de l’UIT ont insisté sur la promotion des investissements et le renforcement de la coopération entre les opérateurs algériens et italiens.

L’Algérie fixe des conditions strictes d’importation et de fabrication des drones
L’Algérie a publié un arrêté interministériel encadrant strictement la fabrication, l’importation, l’exportation, la vente, la maintenance, la location, les services, la cession et la réforme des drones. L’agrément nécessaire est délivré par le Centre national des systèmes d’aéronefs sans pilote à bord, après avis des ministères concernés, et est personnel, incessible et valable deux ans, fondé sur des enquêtes de sécurité, les capacités professionnelles et la sécurité des locaux. Les règles imposent des conditions d’acquisition et d’importation strictes, des transferts escortés par des sociétés agréées, une autorisation d’import/export après avis des ministères, une limitation à un seul système pour les particuliers, et un dossier détaillé pour toute exportation.

Hong Kong, Kuala Lumpur… Air Algérie lance de nouvelles destinations
Air Algérie poursuit son expansion internationale en annonçant l’ouverture de lignes vers N’Djamena, Rotterdam et Canton (Guangzhou) et la conclusion d’un accord de partage de codes avec Qatar Airways. Grâce à ce partenariat, les clients d’Air Algérie pourront accéder à Kuala Lumpur, Hong Kong et Mascate via les vols de Qatar Airways, tandis que Qatar Airways bénéficiera de six destinations sur le réseau domestique algérien opérées par Air Algérie (Constantine, Oran, Annaba, Tamanrasset, Tindouf et Timimoune) via le hub d’Alger. Le premier vol est programmé le 15 novembre 2025, dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer le positionnement du groupe au Moyen-Orient et en Asie via Alger.

L’Algérie va importer « immédiatement » des machines agricoles
L’Algérie va importer immédiatement des moissonneuses et du matériel de semis, avec la possibilité d’importer des machines de moins de cinq ans destinées à la récolte du maïs et des graines oléagineuses (y compris le tournesol), sur instruction du président Tebboune lors du Conseil des ministres.
Cette mesure vise à accélérer la mécanisation de l’agriculture et à pallier le manque d’équipements, dans le cadre d’une nouvelle réforme agricole commandée par Tebboune peu après une conférence nationale sur la modernisation du secteur.
Par ailleurs, le gouvernement a annoncé le raccordement de 100 432 exploitations à l’électricité et au gaz pour soutenir des projets d’investissement stratégiques, avec des exemples tels que Baladna à Adrar (270 000 vaches), le groupe italien BF pour le blé dur à Timimoune et le projet betterave sucrière de Cevital à Hassi L’fhel.