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Tebboune remanie le corps des walis : voici la liste
Le président Tebboune a procédé à un remaniement du corps des walis en Algérie, en vertu de l’article 92 de la Constitution, mettant fin aux fonctions du wali de Mila Mustafa Guerriche et du wali délégué de Cheraga Mahfouz Bouzertit, et opérant une série de mutations entre wilayas. Parmi les changements, des transferts touchent Laghouat, Adrar, Batna, Guelma, Bouira, Oran, Mila et Annaba, avec des nominations comme Noureddine Rafsa à In Guezzam, Amine Ben Chaoulia à Tipaza et Ben Ahmed Riad à Batna. Par ailleurs, des secrétaires généraux de wilaya ont été promus walis délégués, notamment Abdelfattah Benguergoura à Cheraga, Mahrez Mammeri à Dar El Beida et Zidi Abdelmalek à Sidi M’hamed, avec d’autres nominations vers El Kantara, Bir El Ater, Bou Saada, El Aricha et Ksar El Boukhari.

L’Algérie mise sur la science pour assurer sa sécurité alimentaire
Le Conseil national scientifique de la sécurité alimentaire d’Algérie, composé de 20 experts de diverses disciplines, a été officiellement installé le 26 octobre par le ministre de l’Agriculture, Yacine Oualid. Ce conseil consultatif a pour mission la prospective et le conseil auprès des autorités et du secteur, avec l’objectif de moderniser l’agriculture notamment via un système informatique unifié et une feuille de route à moyen et long termes. Dirigé par Amar Azioune et soutenu par Rachid Benaissa, il vise à connecter savoirs agricoles traditionnels et académiques et à faire de la science et de la technologie les moteurs pour anticiper le changement climatique et assurer la sécurité alimentaire.
Vidéo. Incroyable cachette : regardez où cet automobiliste dissimulait des psychotropes
En Algérie, le trafic de psychotropes s’est aggravé, comme en témoignent les saisies des services de sécurité et des Douanes. Dans une vidéo des douanes à Tindouf, les agents dévoilent une cachette ingénieuse aménagée dans une voiture pour dissimuler des psychotropes, mais les trafiquants n’ont pas échappé à leur vigilance. Selon la DGD, 9.000 comprimés psychotropes de type Prégabaline ont été saisis et les occupants de la voiture ont été arrêtés et présentés devant la justice.

La France face au déclin de son influence culturelle en Algérie
Dans le contexte de la crise entre Paris et Alger, la France s’inquiète du recul de la langue française et de son influence culturelle en Algérie, alors que l’anglais prend progressivement le pas dans l’éducation et le quotidien. Le dossier souligne l’intervention d’une sénatrice sur les inscriptions CNED au LIAD et la décision française de restreindre les nouvelles inscriptions, une mesure que Barrot présente comme indépendante de la crise mais influencée par les tensions diplomatiques. L’article rappelle que ce recul est une tendance ancienne depuis l’indépendance, accélérée par des mesures pro-anglophones depuis 2019, et que la France voit aussi son influence économique diminuée au Maghreb, l’Algérie étant dépassée par la Chine comme premier fournisseur depuis 2013.

ALERTE – Un nouveau PDG nommé à la tête de Sonatrach
Rachid Hachichi a été limogé de son poste de PDG de Sonatrach ce dimanche 26 octobre par le ministre de l'Énergie Mohamed Arkab, selon la télévision algérienne ENTV. Ses choix de gestion avaient récemment été critiqués par les médias. Noureddine Daoudi a été installé en tant que nouveau PDG de Sonatrach.

Crise Algérie – France : ce que propose l’Archevêque d’Alger Jean-Paul Vesco
Cardinal Jean-Paul Vesco affirme que la crise franco-algérienne trouve son origine dans le refus de la France de reconnaître son passé colonial en Algérie et appelle à une réconciliation des mémoires pour libérer les générations futures et construire une vraie fraternité entre les peuples. Il décrit une blessure mémorielle profonde en Algérie, encore loin d’être apaisée, et rappelle que des voix en France, comme celle du ministre des Transports Philippe Tabarot, s’opposent à toute reconnaissance des crimes coloniaux. Le cardinal a évoqué une audience du 22 septembre avec le président Tebboune, qualifiée de rencontre fraternelle et dont il n’a pas souhaité divulguer les détails publics.

Algérie : le projet de déchéance de nationalité refait surface
Trois ans après, des parlementaires algériens relancent le dossier de la déchéance de la nationalité et ont déposé un projet de loi à l’APN, porté par le député Hicham Sifer (RND). Le texte prévoit de déchoir la nationalité algérienne « acquise ou d’origine » pour des actes graves commis à l’étranger ou qui portent atteinte aux intérêts de l’État, pour ceux qui trahissent leur loyauté envers l’Algérie au profit d’un autre pays, ou qui fournissent des services à un État étranger pour nuire à l’Algérie, y compris au sein de groupes terroristes ou subversifs. Selon Sifer, l’initiative est conforme à l’article 36 de la Constitution et aux mécanismes internationaux; le gouvernement avait annoncé en 2021 une mesure similaire, mais le projet avait été abandonné en avril de la même année.

Colonisation de l’Algérie : la nouvelle provocation d’un ministre français
Le ministre des Transports, Philippe Tabarot, a suscité une polémique en appelant à la fermeté vis-à-vis de l’Algérie et en affirmant qu’il n’y a “pas à s’excuser du passé ni du présent” concernant la colonisation. Fils de Robert Tabarot, figure de l’OAS et fondateur du Front Algérie française, il précise parler en tant que citoyen et réaffirme vouloir des relations bilatérales avec l’Algérie mais sur un cadre ferme. Dans un contexte de tensions entre Paris et Alger et alors que Les Républicains restent divisés sur le gouvernement, Tabarot demeure ministre des Transports dans le gouvernement Lecornu II, ayant aussi relancé la discussion sur l’accord de 1968 au Sénat.
Vidéo. Kaylia Nemour éblouit à la poutre aux Mondiaux de Jakarta
Kaylia Nemour, gymnaste algérienne, a offert à l’Algérie deux médailles aux championnats du monde de gymnastique de Jakarta: l’or sur les barres asymétriques vendredi. Le lendemain, samedi, elle a décroché l’argent à la poutre.

Algérophobie en France : une dangereuse dérive médiatique et politique
L’article dénonce une dérive médiatique et politique dangereuse d’Algérophobie en France, où l’Algérie est attaquée plutôt que ses autorités. Il commente le projet de l’Union européenne d’étendre Erasmus à dix pays du Maghreb et du Moyen-Orient, l’Algérie étant la seule exclue, ce qui a suscité des titres provocateurs comme « Erasmus, la nouvelle auberge algérienne » dans Le Figaro; la Commission européenne affirme que l’objectif est de prévenir l’immigration irrégulière et de répondre aux besoins de main-d’œuvre, avec des facilités de visa pour les autres pays concernés. Selon l’auteur, cette réaction révèle une baisée anti-algérienne persistance parmi l’extrême droite et les médias en France, et que l’Algérie demeure un sujet qui polarise les sondages et les débats publics malgré des chiffres d’immigration et de délinquance comparables à d’autres nationalités.

Algérie-Maroc : l’ancien ministre Abdelaziz Rahabi fustige la médiation américaine
Abdelaziz Rahabi, ancien ministre et ambassadeur algérien, juge « curieuse » l’initiative américaine de réconcilier l’Algérie et le Maroc, portée par Steve Witkoff, et affirme que l’Algérie n’a pas été formellement associée à ce qui ressemble à une opération d’influence menée au Conseil de sécurité. Il accuse les États‑Unis, la France et la Grande‑Bretagne d’imposer un cadre néocolonial visant à légitimer l’occupation du Sahara occidental et à présenter l’Algérie comme soumise aux pressions étrangères. Rahabi appelle à des négociations directes et inconditionnelles sous l’égide de l’ONU entre le Polisario et le Maroc pour une solution juste et durable, et critique les positions européennes perçues comme influencées par des intérêts régionaux et géopolitiques.

Attaques contre l’Algérie en France : deux ministres ne cèdent pas
En France, malgré des attaques contre l’Algérie qui s’intensifient, deux ministres du gouvernement Lecornu II tiennent bon: Jean-Noël Barrot a défendu l’accord franco‑algérien de 1968 face à un rapport macroniste qui estimait son coût à environ 2 milliards d’euros par an, chiffre qu’il juge approximatif et non fiable. Il a rappelé que l’accord comporte des avantages pour les Algériens mais aussi des parts moins favorables, et que son abrogation ne garantirait pas une baisse de l’immigration; un réexamen est envisagé pour l’adapter au contexte actuel, conformément à l’accord de 2022 entre Macron et Tebboune. Du côté de l’Intérieur, Laurent Nuñez affirme qu’un “bougé” dans la relation avec l’Algérie est nécessaire mais que la remise en cause de l’accord n’est pas à l’ordre du jour, une position qui déclenche des critiques de l’extrême droite, dépeignant une capitulation envers Alger.

Flux migratoires : les trois messages de l’Algérie à l’Europe
Lors de la visite du ministre espagnol de l’Intérieur à Alger le 20 octobre, l’Algérie et l’Espagne ont affiché leur volonté de coopérer pour réduire les flux migratoires, Marlaska rencontrant Saïd Sayoud et étant reçu par le président Tebboune. L’Algérie a transmis trois messages à l’Europe: elle n’utilise pas la migration irrégulière comme levier politique, elle a renforcé le blocage des flux subsahariens (environ 100 000 migrants empêchés depuis 2024, 82 000 reconduits) et elle est prête à coopérer sans surenchère, notamment avec Rome et Madrid (départs vers le sud de l’Italie presque zéro). Elle affirme que la coopération est possible sans humilier les États, tout en soulignant des tensions persistantes avec la France sur l’exécution des reconduites.

En Bref : Algérie-Espagne, Sarkozy en prison, Maroc, Laurent Nunez, les Émirats
- Lutte contre l’immigration clandestine: l’Algérie et l’Espagne rétablissent leurs ponts après la visite du ministre espagnol à Alger, réactivant l’accord et demandant le rapatriement de sept mineurs clandestins; Alger précise qu’il ne pratique pas le chantage migratoire envers l’Europe.
- En France, Nicolas Sarkozy est incarcéré à la prison de la Santé après sa condamnation à cinq ans de prison pour le financement libyen de sa campagne de 2007, avec une remise en liberté possible et un procès en appel prévu dans l’année.
- Au Maroc, les manifestations GenZ 2012 sont réprimées avec trois morts et des centaines de blessés, et les peines vont de trois à quinze ans; le PLF 2026 prévoit 140 milliards de dirhams pour la santé et l’éducation (avec 90 hôpitaux rénovés et des postes budgétaires répartis entre Santé, Intérieur, Défense et Finances), tandis que des affaires en France impliquant les Émirats arabes unis nourrissent des accusations et que le RN critique Laurent Nunez sur le dossier Algérie.

Algérie : qui sont les nouveaux 200 membres du CNESE ?
Les 200 membres du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) ont prêté serment le 20 octobre à Alger lors de leur installation officielle pour le mandat 2025-2029, en présence du Premier ministre Sifi Ghrieb, au Palais des Nations du Club des Pins.
Le CNESE, créé en 1963 et doté d’un statut constitutionnel depuis 2020 (article 209), est un cadre de dialogue et de proposition auprès du gouvernement, chargé de favoriser la participation civique et de formuler des recommandations sur les questions économiques, sociales et environnementales; sa composition est fixée par le décret 21-37/2021 et réunit 200 membres: 75 représentants des secteurs économique, social et environnemental, 60 de la société civile, 20 personnalités qualifiées et 45 représentants de l’État, avec au moins un tiers de femmes.
Le Premier ministre a affirmé que cette installation vise à mobiliser les compétences nationales et à hisser l’économie algérienne au rang des économies émergentes, soulignant que le CNESE sera une force de proposition et une boussole de prospective pour les politiques publiques.

Algérie – Maroc : l’étrange annonce de Steve Witkoff, conseiller de Donald Trump
Les États-Unis cherchent à réconcilier l’Algérie et le Maroc, qui n’entretiennent plus de relations diplomatiques depuis le 24 août 2021 après qu’Alger les a rompues en réaction à des actes hostiles de Rabat. Dans un entretien à CBS, Steve Witkoff, conseiller du président américain pour le Moyen-Orient, a déclaré que « notre équipe travaille sur l’Algérie et le Maroc » et qu’un « accord de paix sera conclu dans ces deux pays d’ici 60 jours, à mon avis ». L’article rappelle toutefois que les deux pays ne sont pas en guerre, malgré l’absence de relations diplomatiques.

L’Algérie réclame le retour des sept mineurs ayant émigré clandestinement en Espagne
Les deux pays ont relancé l’accord de mobilité et de réadmission des migrants clandestins et l’Algérie réclame le retour des sept mineurs qui se trouvent en Espagne après leur traversée clandestine à bord d’un bateau volé au début du mois de septembre. Le ministre algérien de l’Intérieur, Said Sayoud, a précisé que l’Algérie a fourni toutes les pièces demandées par les autorités judiciaires espagnoles et espère une réponse positive. Son homologue espagnol, Fernando Grande-Marlaska, a ajouté que la justice examine le dossier et que la volonté des parents d’exercer leur tutelle sera prise en compte.
Sifi Ghrieb dévoile les deux piliers de la politique socio-économique de l’Algérie
Lors de l’installation des membres du Conseil national économique, social et environnemental (CNESE) ce lundi 20 octobre, le Premier ministre Sifi Ghrieb a présenté les deux piliers de la politique socio-économique: relancer et diversifier l’économie et renforcer le caractère social de l’État, dans la continuité du projet du président Tebboune. Il a rappelé les avancées récentes en industrialisation et valorisation des ressources (fer et phosphate), le renforcement des infrastructures énergétiques et la transition vers les énergies renouvelables, soutenues par une amélioration du climat des affaires qui stimule l’investissement. Enfin, il a insisté sur une vision de développement durable axée sur une économie diversifiée, une société solidaire et un environnement préservé, appelant à la transparence, à une gouvernance éclairée et à la numérisation, avec les CNESE comme force de proposition.

Crise France – Algérie : Laurent Nunez se démarque de Bruno Retailleau
Laurent Nunez, nouveau ministre de l’Intérieur, appelle à un « bougé » dans les relations France–Algérie et écarte toute remise en cause de l’accord franco-algérien de 1968, affirmant que cette option n’est pas à l’ordre du jour. Il reconnaît que la crise a rompu les échanges sécuritaires, n’a pas encore pris contact avec son homologue algérien et promet de travailler sur la reprise du flux des laissez-passer et sur la question des OQTF (40% des Algériens dans les centres de rétention). Cette approche tranche avec celle de Bruno Retailleau, perçu comme belliqueux sur l’immigration et désigné par Alger comme responsable de la dégradation des relations.

France-Algérie : débarrassé de Retailleau, que fera Emmanuel Macron ?
Après le départ de Bruno Retailleau du ministère de l’Intérieur, Emmanuel Macron a montré une volonté de relancer les liens avec l’Algérie, en chargeant l’ambassadeur Romatet d’assister aux commémorations du 17 octobre et en adoptant une posture moins antagoniste. Laurent Nunez, son successeur, est présenté comme un technocrate favorable au dialogue et à une gestion de l’immigration centrée sur le respect des valeurs républicaines, sans adopter l’anti-algérien affiché par Retailleau. Le contexte reste toutefois complexe, avec l’opposition du RN et un rapport parlementaire estimant à 2 milliards d’euros par an le coût de la prise en charge des migrants algériens, ce qui pourrait freiner un véritable dégel.