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Algérie : les investissements publics attirent les patrons espagnols
La Chambre de commerce de Madrid organise un forum d'affaires le 14 octobre pour explorer les opportunités d'investissement en Algérie, marquant un regain d'intérêt des entrepreneurs espagnols après la crise politique bilatérale.
L'Algérie attire par sa proximité géographique, ses investissements publics massifs dans les infrastructures et les mines, et sa stratégie de diversification économique.
Six secteurs sont jugés prometteurs : infrastructures, énergie, agroalimentaire, transport, logistique et services aux entreprises.

Algérie : nouvelle formalité obligatoire pour les exportations
L'Algérie impose désormais une référence DED (déclaration en détail) obligatoire pour toute exportation maritime à compter du 4 octobre, selon une note de l'armateur Maersk Algérie.
Ce numéro doit figurer dans la rubrique « description des marchandises » des instructions d'expédition, sans quoi le connaissement ne sera pas émis et les lettres de transport ne seront pas libérées.
Tout retard ou pénalité douanière résultant d'une référence manquante ou erronée restera à la charge exclusive de l'exportateur.

Trans-Saharan Gas Pipeline (TSGP) : Al Ghais salue un «excellent projet»et la diplomatie énergétique algérienne
Le secrétaire général de l'OPEP, Haitham Al Ghais, a qualifié le gazoduc transsaharien (TSGP) reliant l'Algérie, le Niger et le Nigeria d'«excellent projet» susceptible de renforcer la sécurité énergétique de l'Europe.
Le projet de 4 200 km pour 20 à 30 milliards m³/an entre en phase concrète avec le lancement du tronçon algérien à Aoulef en juin et le démarrage imminent des relevés topographiques au Niger.
Al Ghais salue la diplomatie énergétique algérienne et voit dans ce corridor un modèle de coopération africaine créant emplois, valeur ajoutée locale et interconnexions économiques durables entre les trois pays partenaires.
Sonatrach, la NNPC nigériane et Sonidep nigérienne pilotent ensemble cette infrastructure dont le tracé algérien rejoindra le réseau national à Hassi R'Mel via le corridor de la Route transsaharienne.

Bruxelles écarte le scénario d’une pénurie mais redoute une flambée des prix du gaz : L’Europe face à un hiver sous haute tension
L'Union européenne écarte tout risque de pénurie de gaz pour l'hiver prochain mais anticipe des prix « très élevés », le commissaire Dan Jorgensen prévoyant une saison « difficile » lors de la réunion des ministres de l'Énergie à Dublin.
La diversification des fournisseurs — Norvège, États-Unis, Algérie — et l'essor du GNL ont sécurisé les volumes, pourtant la valeur des importations bondit bien plus que les quantités, l'Europe payant son énergie nettement plus cher qu'auparavant.
L'Algérie conserve une place stratégique comme deuxième fournisseur de gaz par gazoduc (18,2 %) et acteur notable du GNL (8,1 %), offrant à l'UE une alternative aux fluctuations du marché mondial du GNL.
Bruxelles envisage de reporter d'un an les nouvelles exigences sur les émissions de méthane des hydrocarbures importés, afin de ne pas compliquer l'approvisionnement en période de tension, tandis que le prochain rapport de préparation hivernale est attendu le 8 octobre.

Hausse des prix des carburants en Europe : Les gouvernements dépassés par l’ampleur de la crise
La crise du détroit d'Ormuz provoque une flambée des prix des carburants en Europe, mettant les gouvernements en difficulté face à l'ampleur de la situation.
En Italie, les groupes ENI, IP et le koweïtien Q8 ont accepté de plafonner les prix à partir du 1er octobre, ENI fixant un maximum de 2,19 €/litre pour le gazole et 1,99 €/litre pour l'essence.
L'Espagne a prolongé sa remise à la pompe de 20 centimes/litre jusqu'à fin décembre, tandis qu'en France la prime de 100 euros s'avère insuffisante et que 25 millions d'euros ont été débloqués pour les pêcheurs.
Le Royaume-Uni subit des prix records du diesel, et les pays scandinaves restent les plus chers d'Europe avec des tarifs oscillant entre 2,5 et 2,73 euros le litre.

Hydrocarbures : l'Algérie pourrait bénéficier d'une décision de l'UE
L'Union européenne envisage de reporter d'un an l'application des règles sur les émissions de méthane pour les importations d'hydrocarbures, une décision qui profiterait directement à l'Algérie, grand exportateur de gaz vers l'Europe.
Le commissaire européen à l'Énergie Dan Jorgensen a justifié ce délai par les incertitudes d'approvisionnement liées aux tensions au Moyen-Orient et au détroit d'Ormuz, après que douze États membres aient réclamé un report de trois ans en juin.
L'Algérie avait mené une démarche conjointe avec le Qatar, le Nigeria et les États-Unis pour obtenir une révision du calendrier, mettant en avant les investissements de Sonatrach et de ses partenaires pour réduire les émissions de méthane.
Le règlement adopté en 2024 prévoit que les importateurs européens devront surveiller et déclarer ces émissions à partir de janvier 2027.

Blé : le projet de l’italien BF en Algérie franchit une nouvelle étape
Le projet agro-industriel italo-algérien BF El Djazaïr, lancé en juillet 2024 à Timimoun avec un investissement de 420 millions de dollars, progresse conformément au calendrier prévu.
La co-entreprise détenue par le Fonds national d'investissement et le groupe italien Bonifiche Ferraresi s'apprête à lancer sa deuxième campagne de semailles en octobre sur 24 000 hectares dédiés au blé dur, légumineuses et maïs.
La partie algérienne a déjà apporté sa quote-part de capital, de foncier et de ressources en eau, tandis que les procédures administratives suivent leur cours normal.
La gestion de l'eau dans cette zone désertique repose sur des puits, l'irrigation par pivot et des outils d'agriculture de précision, le projet devant créer 6 700 emplois dont 1 560 directs.

À Alger, le patron de l’OPEP contredit le discours sur la fin du pétrole
Le secrétaire général de l’OPEP Haitham Al Ghais, en visite à Alger du 26 au 29 septembre, contredit les prévisions de déclin pétrolier et annonce une hausse de la demande mondiale.
Il prévoit une augmentation de 23 % d’ici 2050, portant la consommation à 124 millions de barils quotidiens contre 105 millions aujourd’hui, le gaz naturel devenant la deuxième source d’énergie.
Al Ghais juge le discours sur la transition énergétique « inquiétant » pour les investisseurs, l’OPEP estimant à 17 700 milliards de dollars les investissements nécessaires d’ici 2050.
L’organisation considère les renouvelables comme complémentaires aux fossiles, et Al Ghais a été reçu par le président Tebboune lors de son séjour.

Algérie-Tunisie : les échanges commerciaux bondissent de 166 % en cinq ans
Les échanges commerciaux algéro-tunisiens ont bondi de 166 % en cinq ans pour atteindre 2,76 milliards de dollars, faisant de l’Algérie le quatrième fournisseur de la Tunisie.
Les exportations tunisiennes vers l’Algérie sont dominées par l’industrie mécanique et électrique (56,5 %), tandis que 43 entreprises tunisiennes y sont implantées, surtout dans ce secteur.
Un accord préférentiel prévoit des réductions douanières jusqu’à 40 % et les discussions portent sur la facilitation des pièces automobiles, l’accès aux véhicules algériens et l’amélioration des postes-frontaliers.
Les deux pays envisagent des exportations communes vers l’Afrique via la route transsaharienne, l’AAPI accompagnant les investisseurs tunisiens vers des partenariats dans l’industrie, l’agriculture, le textile et les services.

Alors que les tensions persistent au Moyen-Orient : Les prix du pétrole en hausse
Les prix du pétrole ont nettement augmenté en début de semaine, portés par les tensions persistantes au Moyen-Orient et l'impasse diplomatique autour du détroit d'Ormuz.
Le baril de Brent a grimpé de 3,36% à 107,83 dollars et le WTI de 3,45% à 95,6 dollars, après le rejet par Donald Trump de l'accord de paix proposé par l'Iran.
Les analystes estiment que les marchés resteront suspendus aux négociations entre Washington et Téhéran, l'échec diplomatique ayant réintroduit une prime de risque géopolitique sur le brut.
L'Europe, où les importations couvrent 57% des besoins énergétiques, tente de limiter l'impact via des baisses de taxes sur les carburants, tandis que Washington évoque une interdiction des exportations de diesel.

Le SG de l’OPEP reçu par Abdelmadjid Tebboune : La coopération et la stabilité du marché pétrolier au menu
Le secrétaire général de l'OPEP, Haitham Al Ghais, a été reçu par le président Tebboune à l'issue d'une visite de travail en Algérie marquée par le dixième anniversaire de l'Accord d'Alger.
Les discussions ont porté sur la coopération pour la stabilité du marché pétrolier dans un contexte géopolitique tendu aux détroits d'Ormuz et de Bab El Mendeb.
Al Ghais a salué le rôle diplomatique de l'Algérie au sein de l'OPEP et exprimé la volonté de poursuivre la concertation sur les enjeux énergétiques communs.
Le ministre de l'Énergie Mourad Adjal a évoqué avec son hôte la transition énergétique, le développement des renouvelables et la sécurité d'approvisionnement.

Khadli lance les préparatifs de la saison 2026-2027 : «La filière céréalière au cœur de la révision de la loi d’orientation agricole»
Le ministre de l'Agriculture Sid Ali Khaldi a lancé les préparatifs de la saison 2026-2027 en insistant sur la révision de la loi d'orientation agricole, avec la filière céréalière au cœur de la souveraineté alimentaire.
Le ministère mise sur l'élargissement des superficies emblavées, l'introduction de variétés de blé résistantes au climat, la carte agricole et le renforcement de l'OAIC pour réduire les importations.
Le président Tebboune a ordonné un bulletin mensuel sur la filière, la numérisation des paiements à l'OAIC et un suivi rigoureux par les walis de la production de blé tendre et dur.
Par ailleurs, la pêche à Chlef a doublé sa production à 5417 tonnes en huit mois grâce à une meilleure gestion, l'extension de la flotte et des conditions climatiques favorables.

Conseil des gouverneurs de la BAII à Doha : Lebbou prend part à la 11e réunion annuelle
Le ministre des Finances algérien Mohamed Lamine Lebbou a participé à Doha à la 11e réunion annuelle du Conseil des gouverneurs de la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (BAII).
Lors de cette session consacrée aux questions statutaires et à l'approbation des états financiers, il a pris part à une table ronde sur le renforcement de l'action de la Banque et rencontré la présidente de la BAII ainsi que le président de la Banque islamique de développement.
Il a mis en avant la résilience de l'économie algérienne et son potentiel comme destination d'investissement, l'Algérie étant membre de la BAII depuis 2019, une institution qui compte 111 membres et dispose d'un capital de 100 milliards de dollars.

Ali Boulaârès l’a affirmé hier à la radio : «Le temps d’attente des navires aux ports recule de 31%»
Le PDG de Serport Ali Boulaârès a annoncé une amélioration majeure des performances portuaires algériennes au premier semestre 2025, avec une baisse de 31% du temps d'attente des navires et une hausse de 27% du chiffre d'affaires.

Des accords de coopération avec le Portugal, la Tunisie et la Mauritanie y sont prévus : Le congrès Inside ouvre ses inscriptions à Annaba
La 3e édition du congrès Inside se tiendra les 6 et 7 octobre à Annaba, avec des accords de coopération prévus avec le Portugal, la Tunisie et la Mauritanie.
Piloté par Hamza Otmane Rachedi, fondateur de Hedge, l'événement répond à une nouvelle obligation légale imposant aux entreprises industrielles algériennes dont le chiffre d'affaires dépasse deux milliards de dinars de consacrer au moins 1 % de leur bénéfice imposable à l'innovation ouverte.
Lancé en 2024 avec moins d'une centaine de participants, le congrès vise 300 inscrits cette année, combinant conférences universitaires et visites de terrain dans les zones industrielles.

Ormuz, Bab el-Mandeb et mer Noire : quels enjeux pour l’Algérie ?
Les crises géopolitiques aux détroits d’Ormuz, de Bab el-Mandeb et en mer Noire perturbent les chaînes d’approvisionnement mondiales et renchérissent les importations algériennes d’engrais, de plastique et de blé tendre.
L’Algérie, bien que préservée pour ses exportations d’hydrocarbures via la Méditerranée, subit l’allongement des délais et la hausse des coûts de fret pour ses approvisionnements en provenance d’Asie et de la mer Noire.
L’exploitation du gisement de phosphate de Bled el Hadba, couplée à la production existante d’engrais azotés par Sonatrach, positionne le pays comme futur hub international d’engrais.
La conjugaison de cette production d’engrais, de l’agriculture saharienne irrigée par la nappe albienne et d’une main-d’œuvre jeune constitue un levier stratégique pour la sécurité alimentaire nationale.

Gazoduc transsaharien : l’Algérie en chantier avant le projet Maroc-Nigeria
L'Algérie a lancé le 4 juin le chantier du gazoduc transsaharien (TSGP) à Aoulef pendant que le Niger prépare ses relevés pour octobre, alors que le projet Maroc-Nigeria vise une décision d'investissement fin 2026.

L’Algérie exporte 26 000 tonnes de ce produit vers les États-Unis
L'Algérie a exporté 26 000 tonnes de ciment depuis le port d'Annaba vers les États-Unis, poursuivant une série d'opérations d'exportation hors hydrocarbures.
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Gaz : l’Algérie renforce son rôle dans l’approvisionnement de l’Allemagne
L'Algérie renforce son rôle dans l'approvisionnement gazier de l'Allemagne grâce à une coopération élargie entre Sonatrach et VNG visant à diversifier les sources d'importation allemandes.
Un accord signé en juillet 2026 prévoit d'augmenter les volumes de gaz algérien livrés par gazoduc à partir de janvier 2027, après des premiers achats initiés en 2024.
Les stocks allemands ne sont remplis qu'à 57 % fin septembre, un niveau historiquement bas, tandis que les prix européens dépassent 75 euros le mégawattheure.
Berlin lance des appels d'offres pour sécuriser des volumes supplémentaires au premier trimestre 2027 et les deux groupes développent aussi des projets hydrogène communs.
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Exportation de dattes : l’Algérie domine l’Afrique mais la Tunisie encaisse plus
L'Algérie est devenue le premier exportateur africain de dattes en volume en 2025 avec 185 000 tonnes, mais la Tunisie génère près de deux fois plus de recettes malgré des volumes inférieurs.
La Tunisie doit son avantage à une filière exportatrice mature axée sur la Deglet Nour conditionnée, certifiée et ciblant les marchés à forte valeur ajoutée.
L'Algérie produit pourtant 1,3 million de tonnes annuelles grâce à ses 19 millions de palmiers, n'exportant qu'une fraction de son potentiel.
Les autorités algériennes misent sur la certification, le conditionnement et le Fonds spécial pour la promotion des exportations pour combler l'écart de valorisation.