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Air Algérie se pose à Manchester : les enjeux d’une ligne stratégique
Air Algérie a lancé dimanche 14 juin sa première liaison directe entre Manchester et Alger, avec deux vols hebdomadaires prévus.
Cette nouvelle route offre aux voyageurs de meilleures connexions vers le Royaume-Uni et permet des correspondances vers d'autres destinations africaines via le hub d'Alger.
La demande entre l'Afrique et Manchester atteint 1,5 million de passagers en 2025, en hausse de 17 % par rapport à 2024.
Air Algérie prévoit de lancer cinq nouvelles liaisons africaines cette année : Libreville, Luanda, Maputo, Accra et Lagos.

Automobile : qui sont les 6 entreprises allemandes attendues en Algérie ?
Six entreprises allemandes du secteur automobile visiteront l'Algérie fin juin pour explorer des partenariats industriels et des opportunités de co-développement local.
Cette mission industrielle, organisée à Alger et Oran par la Chambre algéro-allemande de commerce et d'industrie, précède la visite du président Tebboune en Allemagne prévue le 16 juillet.
Les six entreprises couvrent des maillons clés de la chaîne de valeur automobile, allant du compoundage polymère à l'ingénierie de mobilité et à la logistique industrielle.
Elles partagent une volonté commune de co-développement local et d'ancrage industriel durable en Algérie, selon la chambre de commerce.

L’Algérie fait appel à l’Allemagne pour numériser son réseau électrique
L'Algérie et l'Allemagne lancent le projet DigiEnR pour numériser le réseau électrique algérien et faciliter l'intégration des énergies renouvelables.
Le projet a été officiellement lancé lundi 15 juin 2026 lors d'une cérémonie à Alger entre le ministère de l'Énergie et l'Agence allemande de coopération internationale (GIZ).
DigiEnR vise à développer des solutions numériques pour la gestion des réseaux et améliorer les outils de planification énergétique du pays.
Cette initiative s'inscrit dans le renforcement de la coopération algéro-allemande, notamment sur la numérisation et la modernisation des infrastructures électriques.
L'Allemagne poursuit également son engagement avec le projet SoutH2 Corridor, destiné à produire de l'hydrogène vert en Algérie et l'acheminer jusqu'en Allemagne.

L’Algérie durcit les conditions d’exportation des produits périssables
L'Algérie renforce le contrôle des exportations de produits périssables à partir du 1er juillet pour combattre la fraude aux devises.
À partir de cette date, tout exportateur devra présenter la facture domiciliée de son opération précédente avant d'effectuer une nouvelle expédition de produits périssables.
Cette mesure vise à empêcher les fraudeurs d'exploiter les facilitations accordées à ces marchandises sensibles pour multiplier les opérations sans rapatrier les devises correspondantes.
Le président Tebboune a révélé en mai que 350 millions de dollars n'ont pas été rapatriés, qualifiant ce phénomène de nouvelle forme de "issaba" après celle des importations.

Toyota et Hyundai en Algérie : les deux marques passent à l’offensive
Toyota et Hyundai intensifient leurs prospections en Algérie pour identifier des partenaires industriels locaux capables de renforcer leurs chaînes d'approvisionnement.
Une délégation Toyota visite cette semaine plusieurs régions algériennes pour évaluer les compétences locales dans les composants mécaniques, faisceaux électriques, plasturgie et autres segments clés de l'automobile.
Hyundai a également envoyé ses équipes en Algérie pour repérer des fournisseurs répondant aux standards internationaux de qualité, traçabilité et compétitivité.
L'Algérie dispose d'environ 200 entreprises industrielles potentielles, dont près de 100 PME en cours d'homologation, avec l'usine Fiat d'Oran servant déjà de modèle avec 20 % d'intégration locale en 2025.

L’Algérie ouvre son marché aux moutons américains
L'Algérie a ouvert son marché aux moutons américains destinés à l'abattage, selon un accord annoncé lundi 15 juin par l'ambassade des États-Unis à Alger.
Cette décision s'inscrit dans le renforcement des relations agricoles entre les deux pays, après l'importation récente de 30.000 vaches américaines pour la ferme Baladna à Adrar.
L'importation vise à fournir de la viande à des prix raisonnables aux consommateurs algériens, face aux prix locaux dépassant 3.000 DA le kilo.
L'Algérie importe également un million d'ovins de plusieurs pays, dont la Roumanie et l'Irlande, pour l'Aïd-el-Adha 2026.

Euro-dinar : l’euro repart à la hausse sur le marché noir ce 15 juin
L'euro reprend légèrement de la hauteur face au dinar algérien sur le marché noir ce 15 juin, s'approchant du seuil des 279 dinars à la vente.
La hausse reste modérée, avec l'euro s'échangeant à 279 dinars à la vente et 277 dinars à l'achat, soit une progression d'environ un dinar par rapport aux jours précédents.
La demande accrue en devises liée à la saison estivale (voyages, billets d'avion, études) explique cette remontée, tandis que l'arrivée des immigrés algériens renforce l'offre en euros.
L'écart avec le taux officiel de la Banque d'Algérie (153,99 dinars) dépasse 125 dinars par euro, illustrant la déconnexion persistante entre les deux circuits de change.

Soja : comment l’Algérie peut tirer profit de l’expérience américaine
Un agriculteur américain spécialisé dans le soja explique comment l'Algérie peut adapter les pratiques durables américaines pour surmonter ses défis agricoles.
Robert Alpers, producteur de soja de troisième génération, souligne que la durabilité repose sur la préservation des sols à travers la rotation des cultures, le semis direct et l'agriculture de précision. Le soja américain affiche une empreinte carbone particulièrement faible grâce à l'efficacité globale du système de production et à la fixation naturelle de l'azote par la culture. Pour l'Algérie, confrontée à la rareté de l'eau et à la dégradation des sols, les principes fondamentaux de l'agriculture durable américaine—notamment la conservation de l'humidité et la réduction de l'érosion—sont largement transférables. Le soja américain, séché naturellement au soleil avant la récolte, offre une source fiable de protéines végétales pour les chaînes d'approvisionnement alimentaires et animales algériennes.

Fraude fiscale en Algérie : le Pôle financier a les mains libres
Le Pôle pénal national économique et financier (PPNEF) peut désormais engager directement des poursuites contre les fraudeurs fiscaux sans attendre une plainte préalable de l'administration fiscale.
Cette nouvelle disposition, entrée en vigueur le 1er janvier 2026 via la loi de finances 2026, simplifie la procédure pour les affaires de fraude fiscale complexes relevant de sa compétence.
L'administration fiscale conserve néanmoins le droit de se constituer partie civile et de saisir directement les tribunaux de première instance pour protéger les intérêts du Trésor public.
Cette réforme vise à harmoniser le Code de procédure fiscale avec le Code de procédure pénale et renforcer la lutte contre la fraude et l'évasion fiscales en Algérie.

Automobile : 6 entreprises allemandes attendues en Algérie
Six entreprises industrielles allemandes visiteront l'Algérie du 28 juin au 3 juillet 2026 pour explorer les opportunités du secteur automobile et de la sous-traitance.
La mission, organisée par la Chambre algéro-allemande de commerce et d'industrie avec le soutien du ministère fédéral allemand de l'Économie, comprendra des rencontres avec des acteurs locaux et une conférence à Alger le 29 juin au Hyatt Regency.
Les délégations allemandes ciblent prioritairement l'identification de partenaires en sous-traitance automobile, notamment pour les composants, équipements industriels et services d'ingénierie.
L'Algérie vise une intégration locale dépassant 30 % en 2026, avec des projets structurants comme l'usine Stellantis à Tafraoui et l'implantation annoncée d'Opel pour renforcer sa base industrielle automobile.

Gazoduc TSGP : le cabinet Penspen dévoile son rapport final
Le cabinet britannique Penspen a publié son rapport final confirmant la faisabilité technique et économique du gazoduc transsaharien (TSGP), un pipeline de 4 200 km reliant le Nigeria à l'Algérie.
Le projet pourrait acheminer jusqu'à 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel par an vers les marchés européens, tout en créant des emplois et stimulant les investissements industriels régionaux.
Le tracé algérien a été optimisé pour emprunter des zones dotées d'infrastructures existantes, convergeant vers Hassi R'mel, centre névralgique du réseau gazier national.
Le TSGP s'inscrit dans une stratégie de diversification énergétique africaine et de résilience des approvisionnements mondiaux face aux perturbations internationales.

Dépenses militaires : l’Algérie domine la région MENA en part du PIB
L'Algérie affiche le plus fort poids des dépenses militaires en part du PIB dans la région MENA avec 8,8 %, selon les données 2025 du Stockholm International Peace Research Institute.
Ce classement mesure l'effort militaire relatif à l'économie nationale, non le budget absolu en dollars. L'Arabie saoudite dépense davantage en valeur absolue avec 83,2 milliards de dollars, tandis que l'Algérie consacre 25,4 milliards de dollars, la plaçant au 20e rang mondial.
Le poids élevé des dépenses militaires algériennes s'explique par le vaste territoire, les longues frontières, l'instabilité au Sahel et les tensions régionales avec le Maroc et le Mali autour du Sahara occidental.
Les dépenses militaires incluent les salaires du personnel, les opérations, la maintenance, la recherche et développement, bien au-delà des seuls achats d'armes et équipements.

Pétrole : la production algérienne à son plus haut niveau depuis 3 ans
La production de pétrole brut de l'Algérie a atteint 982 000 barils par jour en mai 2026, son plus haut niveau depuis avril 2023.
Ce volume représente une hausse de 1 000 barils par jour par rapport à avril et place l'Algérie à seulement 1 000 barils du quota OPEP+ fixé à 983 000 barils par jour.
Des augmentations supplémentaires sont prévues : 989 000 barils par jour en juin et 995 000 barils par jour en juillet 2026, dans le cadre du programme de relèvement progressif de la production.
Au niveau global, la production OPEP+ a légèrement reculé en mai, passant de 33,31 à 33,13 millions de barils par jour, tandis que l'Arabie saoudite a enregistré la plus forte hausse mensuelle avec +157 000 barils par jour.

Contrôle des importations : l’Algérie prépare un nouveau tour de vis
L'Algérie met en place un nouveau dispositif de contrôle sanitaire aux ports et aéroports pour filtrer les produits importés, décidé par le président Tebboune lors du Conseil des ministres du 7 juin.
Les ministères du Commerce intérieur et de la Santé créeront des laboratoires de contrôle dans tous les ports et aéroports du pays pour renforcer les barrières sanitaires à l'entrée du territoire.
Un groupe de travail technique a été installé jeudi par les trois ministres concernés pour mettre en œuvre les orientations présidentielles et élaborer des normes algériennes applicables aux produits importés.
Cette mesure s'inscrit dans une stratégie plus large de durcissement du contrôle des importations et de fermeture des brèches réglementaires exploitées par certains opérateurs pour frauder.

Gaz : l’Algérie repasse devant les États-Unis sur le marché espagnol
L'Algérie reprend la première place sur le marché espagnol du gaz en mai 2026, avec 42,6 % des importations, devançant les États-Unis qui dominaient depuis plusieurs mois.
Les exportations algériennes ont atteint 13,37 térawattheures, soit une hausse de 64 % par rapport à mai 2025, grâce notamment à la reprise des livraisons de gaz naturel liquéfié.
Les États-Unis reculent à la troisième place avec 4,76 térawattheures en mai, contre 10,07 térawattheures en avril, tandis que la Russie se classe deuxième avec 8,73 térawattheures.
L'Algérie bénéficie d'avantages structurels : la proximité géographique, le gazoduc Medgaz et une relation énergétique établie, qui consolident sa position stratégique dans la sécurité énergétique espagnole.

Algérie : récolte exceptionnelle d’orge, vers l’exportation ?
La récolte exceptionnelle d'orge 2026 en Algérie, estimée à 12,3 millions de quintaux, pourrait générer des excédents exportables malgré la forte demande locale des éleveurs.
L'Algérie a classé au deuxième rang des producteurs d'orge en Afrique et dans le monde arabe, avec des rendements record observés dans plusieurs régions comme Relizane.
Au-delà de l'élevage ovin traditionnel, l'orge pourrait remplacer partiellement le maïs importé dans le secteur avicole, qui consomme actuellement 4 millions de tonnes annuelles, et servir dans la boulangerie pour les régimes spécialisés.
Des mesures incitatives comme les « couloirs verts » lancés en 2021 et l'augmentation des prix d'achat par l'OAIC ont considérablement amélioré les collectes auprès des agriculteurs ces dernières années.

Lutte anti-blanchiment : les comptables algériens soumis à six obligations
L'Algérie renforce sa lutte contre le blanchiment d'argent en imposant six obligations aux comptables, suite à son inscription sur la liste "grise" du GAFI en octobre 2024.
Un nouveau règlement, entré en vigueur le 25 mai 2025, fixe les diligences que les professionnels de la comptabilité doivent respecter pour prévenir le blanchiment et le financement du terrorisme.
Le Conseil national de la comptabilité s'engage à former et sensibiliser les experts-comptables, commissaires aux comptes et comptables agréés à ces nouvelles mesures.
Ces six obligations incluent la vigilance envers les clients, l'identification des bénéficiaires effectifs, la détection des opérations suspectes, la déclaration de soupçons, la conservation des documents et les programmes de conformité interne.

Prix du pétrole : le Sahara Blend algérien enregistre une forte baisse
Le Sahara Blend algérien a enregistré une baisse spectaculaire de 18,3 % en mai 2026, passant de 133,40 dollars à 109 dollars par baril selon le rapport mensuel de l'OPEP.
Cette chute de 24,40 dollars en valeur absolue place le brut algérien à l'avant-dernière position du classement des bruts arabes, loin derrière l'Arabian Light saoudien qui domine à 122,10 dollars.
Seul le brut libyen Sidra a connu une baisse comparable avec un repli de 11 %, tandis que le panier moyen de l'OPEP a progressé de plus de 5 % à 114,55 dollars par baril.
Les contrats à terme pour juillet 2026 s'échangeaient à 92 dollars pour le Brent et 89 dollars pour le WTI, suggérant une poursuite de la tendance baissière durant l'été.

La Banque mondiale découvre trois champions industriels algériens
Une délégation de la Banque mondiale a visité trois champions industriels algériens basés à Akbou, en Kabylie, les 8 et 9 juin derniers.
Conduite par Cemile Hacibeyoglu Ceren, la délégation s'est rendue chez Ifri (agroalimentaire), Laiterie Soummam (produits laitiers) et Général Emballage (carton ondulé), trois géants de leurs secteurs respectifs.
Ces trois entreprises, fondées par Hadj Laïd Ibrahim, Lounis Hamitouche et Ramdane Batouche, incarnent une génération de bâtisseurs qui a marqué l'industrie algérienne.
La visite a permis à la Banque mondiale de mieux comprendre les capacités, besoins et perspectives du secteur privé algérien dans l'industrie et l'agroalimentaire.

Argent détourné en France : l’Algérie relance la traque
L'Algérie relance sa traque des fonds détournés en France, avec une délégation de magistrats algériens dépêchée à Paris pour accélérer les procédures de récupération des biens mal acquis.
L'Algérie aurait transmis à la France environ 100 demandes liées aux biens saisis, aux confiscations et aux restitutions d'avoirs appartenant à d'anciens responsables poursuivis pour corruption.
Les discussions portent aussi sur les demandes d'extradition, notamment celle d'Abdessalam Bouchouareb, ancien ministre de l'Industrie condamné en Algérie pour corruption et installé en France.
Cette visite s'inscrit dans une reprise prudente de la coopération judiciaire entre Alger et Paris, qui constitue un véritable test de leurs relations bilatérales.