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Palais des Raïs, Alger : Exposition sur la mandala contemporaine
Le centre des arts du Palais des Raïs à Alger accueille jusqu'au 10 octobre l'exposition «La mandala contemporaine entre forme et harmonie» du plasticien Bekka Mohamed Mabrouk.
Les œuvres mêlent motifs arabesques, formes florales et inspirations des bijoux amazighs en argent, réalisées à l'aquarelle et à la peinture métallisée.
Cette manifestation s'inscrit dans le programme culturel du centre visant à soutenir la création plastique et à offrir des espaces d'exposition aux artistes.

Oscars 2027 : le film « Roqia » de Yanis Koussim représentera l’Algérie
Le film « Roqia » de Yanis Koussim a été officiellement sélectionné pour représenter l'Algérie à la 99ᵉ cérémonie des Oscars en 2027 dans la catégorie du meilleur film international.
Après plus de quatre mois d'exploitation dans les salles algériennes, le réalisateur a annoncé cette sélection historique sur son compte Instagram.
Figure majeure du cinéma indépendant algérien, Yanis Koussim, né en 1977 à Sétif et diplômé de La Fémis, a cofondé le collectif Plateau19.
« Roqia » est un thriller horrifique à double temporalité qui entremêle l'histoire d'un amnésique en 1993 et celle d'un vieux Raqi atteint d'Alzheimer.
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Musée Abdelmadjid Meziane : Acquisition d’une collection de monnaies antiques
Le musée national public Abdelmadjid Meziane de Chlef a réceptionné une collection de 52 pièces de monnaie antiques en bronze, remises par la direction de la culture de Tissemsilt.
Ces pièces, saisies par la Gendarmerie nationale dans la wilaya de Tissemsilt, seront conservées au musée dans le cadre de la valorisation du patrimoine culturel.
L'établissement abrite déjà plusieurs collections de monnaies historiques, des pièces archéologiques, des objets en terre cuite ainsi qu'un espace dédié à l'ethnographie.

Exposition de photographies de Mohamed Kouacia l’institut Cervantès d’Oran : Plein zoom sur «L’œil de la révolution algérienne»
L'Institut Cervantès d'Oran accueille une exposition hommage à Mohamed Kouaci (1922-1996), surnommé «l'œil de la révolution algérienne», photographe emblématique de la Guerre de libération et des premières années de l'Algérie indépendante.
Né à Blida et installé à Alger, Kouaci a rejoint le service photographique du GPRA en 1958, couvrant les actions des moudjahidines, les camps de réfugiés et les célébrations de l'indépendance jusqu'en 1962.
Il a immortalisé de nombreuses personnalités, dont Ahmed Ben Bella, Houari Boumediène, Habib Bourguiba, Gamal Abdel Nasser, Fidel Castro et le Che Guevara, avant de poursuivre sa carrière de photographe indépendant jusqu'à sa mort en 1996.

Rentrée musicale à Koléa : Entre cours de perfectionnement et célébrations historiques
Les associations musicales de Koléa annoncent leur rentrée musicale dès octobre, mobilisées pour inscrire les nouveaux élèves et préparer leurs infrastructures.
L'association Dar El Gharnatia propose des cours supplémentaires de perfectionnement pour jeunes et adultes, chaque jour sauf le vendredi, entre 18h et 20h, avec des places limitées.
Un programme musical est déjà prévu pour la 15ᵉ édition de Koléandalouse, afin de célébrer le 72ᵉ anniversaire du déclenchement de la Guerre de libération nationale, le 1er novembre 2026.

Sidi Bel-Abbes : Trois projets innovants primés et qualifiés pour le Hackathon national
Trois projets innovants ont été primés lors des éliminatoires de wilaya du Hackathon national des jeunes pour l'innovation dans le travail bénévole à Sidi Bel-Abbès, décrochant leur qualification pour la finale nationale.
Organisé par la direction de la Jeunesse et des Sports à la Maison de jeunes « Soldi Maâchou » de Delahim, l'événement a réuni pendant deux jours des équipes de jeunes, des clubs d'environnement et des associations partenaires.
Le projet « Athar » a remporté la première place avec 83,5 points, devant « VOLUNTEER LINK » (71,2 points) et « Moubadir » (67,4 points), les trois projets étant qualifiés pour la phase finale de la compétition.

Sabah Ferdi, Archéologue : «L’Agence nationale d’archéologie est la gardienne permanente de notre territoire»
Le président Tebboune a créé l'Agence nationale d'archéologie sous tutelle présidentielle pour redynamiser la recherche et protéger le patrimoine historique algérien.
L'archéologue Sabah Ferdi salue l'initiative mais exige des bases scientifiques rigoureuses et un passage de la segmentation par périodes à la continuité territoriale.
Elle envisage l'agence comme un musée, un centre de recherche et un observatoire patrimonial avec huit missions dont conservation, recherche, transmission et participation citoyenne.
La vision long terme requiert une gouvernance scientifique indépendante, un conseil international et une perspective 20-30 ans intégrant territoire physique, reconstruction scientifique et mémoire collective.

La Muqaddima d’Ibn Khaldoun candidate à l’UNESCO : l’Algérie et trois autres pays unissent leurs forces
L'Algérie, la Tunisie, l'Égypte et la Turquie ont déposé une candidature commune pour inscrire la Muqaddima d'Ibn Khaldoun au Registre « Mémoire du monde » de l'UNESCO.
La Tunisie a coordonné le dossier pendant un an pour le cycle 2026-2027, et les experts de l'organisation rendront leur décision au printemps 2027.
L'Algérie revendique un ancrage historique majeur puisque l'œuvre a été rédigée à Frenda près de Tiaret, où le penseur s'était retiré pour écrire.

Décès de Sid Ahmed Agoumi : Le rideau tombe sur une carrière d’exception
L'acteur algérien Sid Ahmed Agoumi, de son vrai nom Ahmed Meziane, est décédé à 75 ans, provoquant une vague d'hommages massive sur les réseaux sociaux.
Né en 1940 à Bologhine, formé à l'école coranique et à la culture française, il a contourné l'interdit paternel en adoptant le pseudonyme «Agoumi», signifiant «le cavalier libre» en tamazight.
Sa carrière a couvert plus de 50 films, dont Z de Costa-Gavras, ainsi que le théâtre de Brecht et Shakespeare, et il a dirigé plusieurs institutions culturelles majeures dont le TNA.

Décès de Sid Ahmed Agoumi
L'acteur algérien Sid Ahmed Agoumi, figure emblématique du cinéma et du théâtre national, est décédé, suscitant une vague d'hommages de la part d'écrivains et d'artistes majeurs.
Yasmina Khadra, Nadjib Stambouli, Arezki Metref et Akli Ourad saluent tour à tour son charisme, son talent précoce révélé dans «Les Hors-la-loi» et sa générosité intellectuelle.
Malgré l'éloignement des scènes dans ses dernières années, Agoumi est resté habité par la comédie jusqu'à défier la maladie avec une lucidité prophétique.
Ses pairs mesurent aujourd'hui l'empreinte immense d'un artiste qui a incarné la dignité du comédien algérien face à l'adversité.

Contribution / « Avec Sid Ahmed Agoumi disparaît une grandeur du théâtre algérien »
L'écrivain et comédien Slimane Benaissa rend hommage à Sid Ahmed Agoumi, figure majeure du théâtre algérien, décédé récemment.
Les deux hommes ont partagé près de 1200 représentations ensemble, des tournées sahariennes aux scènes internationales, forgant une complicité artistique et fraternelle de plusieurs décennies.
Agoumi a marqué des générations de téléspectateurs, de la télévision en noir et blanc aux réseaux sociaux, par une justesse de jeu qui effaçait l'interprète derrière le personnage.
Son talent rare lui permettait de passer de la sérénité à la folie totale avec une vérité qui emportait l'adhésion immédiate du public.

Fragments d’un parcours militant 1955-1962 de Mohamed Larbi Chikhi : Un témoignage fidèleà la vérité révolutionnaire
Mohamed Larbi Chikhi, dit Babi, publie « Fragments d'un parcours militant 1955-1962 », un ouvrage de 213 pages relatant fidèlement son engagement dans la guerre de libération algérienne.
Né à Batna, l'auteur y découvre la lutte après avoir vu un moudjahid de l'ALN assassiné par un policier français, avant de rejoindre la Fédération du FLN en France pour y mener des opérations clandestines.
Des manifestations du 17 octobre 1961 à la libération d'Alger, le récit retrace avec précision les événements marquants de cette période, dans un témoignage également traduit en arabe.

Rabah Ameur-Zaïmèche, tenir plusieurs mondes dans un même plan
Le FIDMarseille a consacré une rétrospective à Rabah Ameur-Zaïmèche, révélant un cinéma qui maintient obstinément plusieurs registres ouverts plutôt qu'un système achevé.
Ses films, de Wesh Wesh au Gang des Bois du Temple, mêlent situations sociales immédiatement politiques et une matière sensorielle irréductible qui résiste à toute explication complète.
Dès son premier long-métrage, le réalisateur refuse d'organiser le réel en discours transparent, filmant des corps et des lieux sans les réduire à des types sociaux ou à une pédagogie guidée.
Dans Bled Number One, le retour en Algérie échappe au récit d'origines pour explorer des gestes, chants et silences, la musique électrique de Rodolphe Burger dévoilant une continuité souterraine.

Costume algérien : Vers un mécanisme de protection des collections privées
La ministre de la Culture Malika Bendouda a présidé une réunion sur la protection des costumes traditionnels algériens conservés par des familles privées, reconnus comme pilier du patrimoine national.
Elle appelle à une vaste campagne de sensibilisation et à un travail de terrain direct avec les familles détentrices, en collaboration avec les associations et acteurs du patrimoine immatériel.
La ministre préconise aussi un recensement numérisé à grande échelle via des bases de données intégrant photos, origines, caractéristiques et régions pour sécuriser cet héritage culturel.

3e festival du film arabe d’Helsinki en Finlande : Houria Bahloul décroche le prix de la «meilleure actrice»
L'actrice algérienne Houria Bahloul a remporté le prix de la meilleure actrice au 3e Festival du film arabe d'Helsinki pour son rôle dans le court métrage La Victime zéro d'Amine Ben Thamer.
Produit avec le soutien du ministère de la Culture et des Arts, ce drame psychologique explore la dérive d'un jeune toxicomane à travers un huis clos familial sans clichés.
Originaire de Batna et formée au théâtre, Bahloul s'est imposée par un jeu rigoureux dans des œuvres majeures comme La Dernière Reine ou Chroniques fidèles… à l'hôpital psychiatrique Blida-Joinville.

Prix et littérature amazighs : Un outil de valorisation de l’identité et de la création
Une table ronde s'est tenue jeudi 17 septembre à la maison de la culture Taos Amrouche de Béjaïa, dans le cadre du 3e Salon national du livre amazigh, pour débattre du rôle des prix littéraires dans la promotion de la création en langue amazighe.
Les représentants du Prix du Président de la République, du Prix Mohamed Dib, du Prix Assia Djebar et du Prix de Berbère Télévision ont souligné que ces distinctions, dotées de 250 000 à un million de dinars, stimulent la production et offrent aux auteurs une visibilité accrue dans le paysage littéraire national.
Abderrezak Dourari a plaidé pour la création d'un Prix Mouloud Mammeri, tandis que les intervenants ont noté une hausse progressive des candidatures au Prix du Président sur six ans et l'émergence de jeunes plumes via le Prix Assia Djebar, signe d'un renouvellement générationnel encourageant.
Les participants s'accordent à dire que ces prix dépassent la récompense financière pour devenir des leviers de reconnaissance institutionnelle, de consécration et de développement de l'édition en tamazight.

Le souk des troubadours / C’est Salah… qui a tué Meursault !
Cette chronique rend hommage à l'œuvre majeure de Salah Guemriche, « Aujourd'hui, Meursault est mort », publiée en 2013 aux Éditions Frantz Fanon.
Le roman réinvente « L'Étranger » de Camus en nommant l'Arabe anonyme Moussa et en faisant avouer à Salah l'assassinat de Meursault en 2013 sur la place Barberousse.
Guemriche aborde l'œuvre avec érudition et humour, réhabilitant l'Algérien innomé tout en confrontant loyalement les angles morts coloniaux de Camus sans le rejeter en bloc.
Le Club de Mediapart a salué la vivacité d'écriture et l'intelligence critique de l'ouvrage, l'auteur espérant une suite à cette chronique littéraire.

L’autre voyage : L’odyssée liquide d’Annaba
L'article explore l'héritage hydraulique méconnu d'Annaba, notamment l'aqueduc romain de 11 km reliant le massif de l'Edough à l'antique Hippone.
L'aqueduc, chef-d'œuvre d'ingénierie par gravité, franchissait rivières et ravins via ponts-aqueducs et galeries souterraines pour alimenter bains, fontaines et citernes.
Les citernes d'Hadrien, d'une capacité de 12 000 m³, ont été restaurées en 1893 pour desservir la ville moderne, illustrant une continuité d'usage exceptionnelle sur deux millénaires.
Ce patrimoine relie aujourd'hui l'Edough et le site archéologique, offrant une opportunité de créer un parcours touristique intégré autour de la gestion durable de l'eau.

Mostaganem : quand l’été s’en va, La Salamandre reste éveillée
À Mostaganem, le front de mer de La Salamandre reste animé chaque soir de septembre après le départ des estivants, les habitants reprenant possession des terrasses et de la promenade piétonne.
Le contraste est saisissant : plages désertes le jour, mais cafés pleins et allées bondées la nuit, où familles, jeunes et promeneurs prolongent l'été dans une ambiance plus locale et authentique.
Ce rythme nocturne révèle une ville qui ne s'arrête pas au calendrier touristique, La Salamandre devenant le symbole d'une Mostaganem vivante par ses rendez-vous quotidiens face à la mer.

Boumerdès : Lancement de la 8e phase d’exploration du site archéologique de Marsa Edadjadj
La 8e phase de fouilles du site archéologique de Marsa Edadjadj à Zemmouri El Bahri a débuté lundi pour dix jours sous la direction de l'experte Aïcha Hanafi avec une équipe de trente étudiants et chercheurs.
Cette campagne vise à élargir la zone explorée pour définir les limites architecturales, comprendre le plan urbain et collecter des échantillons afin d'établir la chronologie du site.
Le site recèle des strates de la préhistoire à l'époque islamique, dont les vestiges de la cité historique de Rusubikari détruite en 1225 et ensevelie jusqu'à sa redécouverte en 2006, désormais protégée par un plan technique en vigueur depuis 2022.