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Travaux de recherche sur la sémiologie du cinéma : L’empreinte du Dr Abdelghani Irchene
Des étudiants de l'UMMTO ont soutenu leurs mémoires de master en sémiologie du cinéma lors d'une session hommage au défunt enseignant Abdelghani Irchene, décédé peu avant les soutenances.
Le mémoire principal analyse sémiologiquement le film El Mahna sur la décennie noire, transformant des moments dramatiques en leçons de citoyenneté pour protéger la mémoire nationale.
Une autre étudiante a décodé les messages implicites du court-métrage Touguourt sur la guerre d'Algérie dans les documentaires français, explorant mise en scène, cadrage et symboles.
Le Dr Irchene, spécialiste de la sémiologie filmique, a coécrit un ouvrage de référence et accompagné des générations d'étudiants sur la mémoire de la Révolution.

Colloque international sur le film la bataille d’alger de Gillo Pontecorvo : Histoire, esthétique et postérité d’un chef-d’œuvre
Un colloque international organisé par le CRASSH de Cambridge invite à une analyse critique de La Bataille d’Alger de Gillo Pontecorvo, en croisant études cinématographiques, histoire globale et théories postcoloniales.
Le comité scientifique refuse toute glorification aveugle et propose d’examiner la réception contemporaine du film, ses appropriations par des mouvements militants ou des institutions militaires, ainsi que ses anachronismes et limites esthétiques.
Pontecorvo, cinéaste italien né en 1919, a marqué l’histoire avec ce Lion d’or 1966 longtemps interdit en France pour sa description sans concession de la torture pendant la guerre d’Algérie.

Nazim Lemnouar. Musicien : «Ma passion, apporter une autre sensibilité au genre malouf»
Le musicien constantinois Nazim Lemnouar, bercé dès l'enfance dans le malouf, a fait ses classes à l'association Maqam dès 1995 sous la tutelle de maîtres comme Lotfi Amirech et Rabeh Khettat.
Installé à Alger depuis 2004, il a cofondé l'association Bel art et excelle tant dans le chant que le violon, se réclamant de l'héritage de Hadj Mohamed Tahar Fergani.
Son ambition est de préserver et transmettre ce patrimoine arabo-andalou aux jeunes générations, notamment en créant une structure dédiée au malouf dans la capitale.

Le chanteur Hocine Ouahioune à Timlilit Akked Ucennay d’Agouni Fourrou : «Mon parcours, je le dois au monstre Lounis Ait Menguellet»
Le chanteur Hocine Ouahioune, invité d'honneur du 12e «Timlilit akked ucennay» à Agouni Fourrou, a raconté devoir sa carrière au mentorat de Lounis Ait Menguellet, rencontré en 1983 lors d'une fête villageoise où il l'accompagnait au bendir.
Son premier album «Lwerd», refait à Paris en 1988 chez Laser avec Idir à la flûte et Allaoua Bahlouli aux arrangements, a lancé une longue collaboration avec Ait Menguellet dont il a intégré l'orchestre jusqu'en 2019, tout en croisant Matoub Lounes qui lui prêta son mandole.
Après deux autres opus («Qim di lehna» en 1992, «Ay awal» en 2015), l'artiste privilégie la scène et la composition, estimant que la chanson kabyle se porte bien grâce à de nombreux jeunes talents malgré la prédominance des thèmes amoureux.
Il a aussi révélé avoir, une seule fois en 1994, interprété «Mazal cfant temgharin» d'Abderrahmane Mira, unique entorse à sa règle de ne chanter que ses propres créations.

Portrait / Kader Attia, l’architecte des blessures du monde
L'artiste franco-algérien Kader Attia, 56 ans, marque un sommet international avec son installation acclamée à la Biennale de Venise 2026 et sa nomination comme commissaire de la Biennale de Kochi-Muziris 2027.
Né en 1970 à Dugny de parents algériens, il a forgé depuis Berlin une œuvre centrée sur la « réparation » des traumatismes coloniaux et collectifs, couronnée par le prix Marcel Duchamp 2016.
Après avoir dirigé la Biennale de Berlin 2022, il apporte à Kochi sa perspective d'artiste de l'entre-deux, né en banlieue parisienne, façonné par l'Algérie et l'Europe, et fondateur de l'espace de débat La Colonie.

Les rencontres africaines–méditerranéennes de la pensée institutionnalisées : Le nouveau grand rendez-vous de l’agenda culturel national
Le décret publié au Journal officiel n° 53 pérennise les Rencontres africaines-méditerranéennes de la pensée en festival international inscrit à l'agenda culturel national.
Né d'une première édition consacrée à saint Augustin, l'événement vise à faire de l'Algérie un pivot du dialogue intellectuel entre l'Afrique et la Méditerranée.
Une formule itinérante fera escale chaque année dans une nouvelle wilaya pour démocratiser l'accès à cette réflexion collective.

«A pieds… pour la vie», entre rêve et frontières : Un migrant clandestin algérien racontesa traversée
The article is إنفيديا (El Watan) reports on a book by an Algerian migrant named Nassimmediate

L’origine de la figue de Barbarie,une question épineuse
La figue de Barbarie, malgré son nom français évoquant l'Afrique du Nord, est originaire du Mexique et a été introduite dans la région par les Espagnols.
Les Maghrébins l'appellent « figue des chrétiens » en référence aux Espagnols, tandis que le terme « Hendi » rappelle son origine amérindienne plutôt qu'asiatique.
Les Français, arrivés plus tard, l'ont baptisée « figue de Barbarie » d'après le lieu de sa découverte, illustrant comment les mots peuvent tromper sur l'origine des choses.

Les aquarelles réalistes d’Emile Marquette
L'article du journal El Watan explore l'œuvre de l'aquarelliste français Emile Auguste Marquette, dont les portraits et paysages algériens du XIXe siècle témoignent d'une approche rigoureuse et ethnographique.
Formé comme architecte, Marquette enseigna à l'École des Beaux-Arts d'Alger et dirigea les bâtiments de l'Exposition industrielle de 1881, appliquant à ses aquarelles une précision géométrique héritée de sa formation.
Sa technique mixte — mine de plomb, aquarelle et gouache — s'appuie sur la photographie pour restituer avec exactitude l'architecture de la Casbah, de Constantine et de Bou Saâda, ainsi que les costumes traditionnels.
Dans ses scènes de rue et d'intérieur, la lumière structure les volumes et révèle un sens du détail remarquable, des broderies dorées aux contrastes des étoffes, sans jamais verser dans la sensualité.

Renato Fontanarosa. Acteur de théâtre et de cinéma italien : «Présenter Don Quichotte au public algérien est un projet qui nous tient à cœur»
La Compagnie Aux 4 Vents triomphe depuis 2024 avec Don Quichotte mis en scène par Carlo Boso, où Renato Fontanarosa incarne un Sancho Panza dont la transformation poétique touche le public.
L'œuvre, qui souligne la captivité de Cervantès à Alger et son procédé littéraire de Cide Hamete Benengeli, porte un message d'idéaux et de justice porté par une troupe unie par des années de collaboration.
Après des représentations acclamées à Avignon, en Italie, en Bulgarie et en Moldavie, la compagnie envisage une tournée française 2026-2027 et rêve surtout de jouer en Algérie.

57e du festival du théâtre amateur de Mostaganem : Une modalité de participation inédite instaurée
Le 57e Festival national du théâtre amateur de Mostaganem instaure exceptionnellement une participation par vidéo pour les troupes empêchées de se déplacer.
Créé en 1967 puis officialisé en 1969, le festival demeure une référence culturelle algérienne, ayant accompagné l’évolution artistique et sociale du pays.
Les éliminatoires de la zone Est se tiendront du 4 au 6 août 2026 à Bordj Bou Arréridj, avec les vidéos attendues avant le 7 août.

Melaine Favennec – Musicien et compositeur breton : L’homme qui faisait chanter ensemble la Bretagne et l’Algérie
Le musicien et compositeur breton Melaine Favennec, membre du trio Ewen Delahaye Favennec, s'est éteint à 76 ans dans la nuit du 12 au 13 juillet.
Son titre «Le Soldat d'Algérie», paru en 2003, mêle musique celtique et blues pour exprimer la douleur commune des paysans bretons envoyés au combat et des enfants algériens victimes de la même guerre.
Née du témoignage d'un ancien combattant hanté par ses souvenirs, la chanson continue de transmettre cette mémoire partagée aux jeunes générations, comme en témoigne un collégien l'ayant choisie pour son brevet en 2016.
Favennec, multi-instrumentiste et cofondateur de la coopérative Névénoé, se définissait comme un «chaman» dont les chansons agiraient comme un baume sur les blessures de l'Histoire.

Le souk des troubadours : Sur les rives de Oued Jorgi…
L'auteur Chahreddine Berriah promène sa mémoire le long de l'Oued Jorgi, rivière témoin de l'histoire coloniale et postcoloniale algérienne.
Il évoque le colon français Jorgi, propriétaire terrien qui a exploité ces terres avant l'indépendance.
Après le départ des colons, un Algérien nommé Ouerdefou a repris la gestion de ce domaine agricole.
La chronique interroge la légitimité de toute appropriation foncière, suggérant que chaque occupant a succédé à un autre par la force.

Ce que cachent les mots (CQCM) / Le renard nous a eus…
La chronique «Ce que cachent les mots» révèle que le terme «renard» a supplanté l'ancien «goupil» sous l'influence du «Roman de Renart» médiéval.
Le prénom du personnage principal, d'origine francique, est devenu si populaire grâce aux conteurs itinérants qu'il a fini par désigner l'animal lui-même.
L'orthographe a glissé de «Renart» à «renard» avec un «d», illustrant comment une œuvre littéraire peut remodeler durablement le vocabulaire courant.

Monument aux morts de Constantine : Un vestige d’histoire et de mémoire
Le Monument aux morts de Constantine, rénové pour l'année de la culture arabe 2015, est redevenu un lieu de vie prisé des habitants et des touristes pour ses vues panoramiques sur les gorges du Rhumel.
Il rend hommage à 810 soldats musulmans, chrétiens et juifs de Constantine morts au front européen durant la Première Guerre mondiale, leurs noms gravés sur des plaques de bronze restaurées en 2015.
L'édifice, inauguré en 1934 après quinze ans de construction, s'inspire de l'arc de Trajan à Timgad et porte une statue de la Victoire reproduisant une statuette romaine découverte dans la casbah.

Prévue du 30 juillet au 8 août : La Fête du bijou d’Ath Yenni reportée
La 20e édition de la Fête du bijou d'Ath Yenni, prévue du 30 juillet au 8 août dans la wilaya de Tizi Ouzou, a été reportée en raison des incendies ayant touché plusieurs régions d'Algérie.
Le report a été décidé par le ministère de la Culture et des Arts, et les organisateurs ont précisé qu'une nouvelle date sera communiquée dès que les conditions le permettront.
D'autres manifestations culturelles de la wilaya de Tizi Ouzou sont également suspendues, dont la 5e édition du Festival de théâtre amateur de Maâtkas et un gala artistique prévu le 1er août à Tifilkout.

Zineb Sedira : La mémoire comme territoire
Née à Paris en 1963 de parents algériens, Zineb Sedira s'impose comme une figure majeure de l'art international en explorant depuis trente ans les territoires de la migration, de la mémoire et de la transmission.
Deux expositions majeures en 2026 confirment cette reconnaissance : « Les rêves n'ont pas de titre », présentée à la Friche Belle de Mai à Marseille jusqu'au 27 septembre, et une commande monumentale pour les Duveen Galleries de la Tate Britain à Londres, inaugurée le 13 mai.
Son œuvre, des vidéos familiales comme « Mother Tongue » aux réactivations du cinéma militant algérien, tisse l'intime et l'historique, rejoignant des collections prestigieuses du Centre Pompidou au Sharjah Art Museum.

Ce que cachent les mots (CQCM) / Les chiffres «erronés» du calendrier
Le calendrier grégorien contient des noms de mois dont la signification numérique ne correspond plus à leur position actuelle, décembre signifiant « dixième mois » et novembre « neuvième mois ».
Cette anomalie remonte au calendrier romain originel de dix mois commençant en mars, avant l'ajout de janvier et février, puis le remplacement de Quintilis et Sextilis par juillet et août.
L'article rappelle que la définition d'un mot ne suffit pas toujours à le comprendre : il faut aussi explorer son étymologie et le contexte historique de sa création.

Lâchement assassinés il y a 30 ans de cela : Hommage à Pierre Claverie et Mohamed Bouchikhi à Oran
Un hommage a été rendu vendredi au centre Pierre Claverie d'Oran pour le trentième anniversaire de l'assassinat de l'évêque Pierre Claverie et de son chauffeur Mohamed Bouchikhi.
La pièce « Pierre et Mohamed », jouée par les comédiens Djawad Bougrassa et Imed Halimi, a été présentée en présence du cardinal Jean Paul Vesco, de plusieurs évêques et de la sœur de Claverie venue des États-Unis.
Une galerie d'exposition retraçant le parcours de l'ancien évêque d'Oran a été inaugurée, exposant notamment le portail en fer soufflé par l'attentat de 1996.

Le Maghreb dans la Seconde Guerre mondiale : Une histoire méconnue des résistances artistiques et culturelles
Des chercheurs ont organisé à l'université de Mannheim un colloque international sur les résistances maghrébines au nazisme et au fascisme à travers la littérature, le cinéma et les médias.
Le colloque explore comment la mobilisation forcée des « indigènes » a révélé la vulnérabilité coloniale et renforcé le sentiment national, comme l'illustrent les œuvres de Mammeri, Tadjer ou Boudjedra.
Les communications ont analysé le quotidien des populations juives sous Vichy et l'occupation nazie à travers des journaux intimes, révélant une esthétique de la retenue face à l'indicible.
Les intervenants ont documenté les liens entre luttes antifascistes et décolonisation, notamment via le film Héliopolis sur le 8 mai 1945, et des parcours de résistants comme Serge Moati ou Béatrice Slama.